Le directeur de Sciences Po à Paris, l’une des plus prestigieuses écoles supérieures de France, va se retirer temporairement après avoir été interrogé par la police pour des accusations de violence domestique.

Mathias Vicherat a déclaré qu’il se retirerait de son poste pendant une période dont la durée serait décidée par les instances dirigeantes de l’établissement. Il a fait cette annonce après qu’une soixantaine d’étudiants de l’université – dont les anciens élèves incluent Emmanuel Macron, plusieurs anciens présidents, des chefs d’entreprise éminents et des hauts fonctionnaires – ont organisé un sit-in la semaine dernière pour réclamer sa démission.

  • Sciences Po est l’une des grandes écoles françaises et a été touchée par un autre scandale récemment.
  • Le précédent directeur avait démissionné sur des accusations de dissimulation d’allégations d’abus d’enfants contre le président du conseil d’administration.

Vicherat, 45 ans, qui nie les accusations, a été placé en garde à vue ce mois-ci après que lui et sa compagne ont mutuellement accusé de violence. Elle l’a accusé de l’avoir poussée au sol ; il l’a accusée de l’avoir giflé.

Après leur libération le lendemain, la police a déclaré que ni Vicherat ni sa compagne, qui n’a pas été nommée, n’avaient subi de blessures les empêchant de travailler et aucun ne souhaitait déposer plainte officielle. La police a précisé que l’enquête préliminaire se poursuivrait.

En novembre 2021, Vicherat avait pris la tête de Sciences Po après que Frédéric Mion avait été contraint de démissionner pour avoir dissimulé des soupçons d’abus d’enfants impliquant le politologue Olivier Duhamel, alors président de la fondation qui finance l’université.

  • Les accusations de violence domestique ont contraint Vicherat à quitter temporairement son poste de directeur de Sciences Po.
  • Il nie vigoureusement avoir commis les actes de violence mentionnés.
  • Le précédent directeur, Frédéric Mion, avait couvert des accusations d’abus d’enfants contre le président du conseil d’administration et a également démissionné.

Duhamel, l’un des politologues et commentateurs médiatiques les plus en vue de France, a été accusé d’abus sexuels sur son beau-fils dans les années 1980 dans un livre écrit par le frère jumeau de la victime.

En arrivant à Sciences Po, Vicherat avait déclaré que la lutte contre la violence sexiste et sexuelle était une « priorité absolue ».

  • Les étudiants de Sciences Po ont organisé un sit-in pour exiger la démission de Vicherat.
  • La lutte contre la violence sexiste et sexuelle était une priorité pour Vicherat lors de son arrivée à l’école.