L’histoire de la famille Sackler et de ses liens avec l’industrie pharmaceutique est à la fois une montagne russe émotionnelle et une victoire contre les grandes fortunes. Les Sackler, connus pour leurs dons aux galeries d’art et aux musées, ont été profondément impliqués dans la crise des opioïdes aux États-Unis en commercialisant des médicaments addictifs tels que l’OxyContin. Le documentaire captivant de Laura Poitras, « All the Beauty and the Bloodshed », retrace l’histoire de l’artiste Nan Goldin, qui a mené la charge contre les Sacklers.

L’histoire de Nan Goldin, victime de la dépendance à l’OxyContin, est également celle d’un réveil brutal à la réalité de son implication involontaire dans le blanchiment de l’argent des Sackler à travers le monde de l’art. Le documentaire montre comment Goldin a orchestré des protestations artistiques spectaculaires dans les galeries d’art et les musées afin de dénoncer les Sacklers et le commerce de la douleur qui les a enrichis.

La force du film réside dans sa capacité à montrer comment Goldin a utilisé l’art de manière transgressive pour combattre les Sacklers. Elle a transformé la rhétorique confrontante de l’art en performances percutantes. Bien que les musées aient retiré le nom des Sackler de leurs murs, le film laisse un goût amer, soulignant que des centaines de milliers de personnes ont souffert des conséquences de la crise des opioïdes.

Points clés de l’article :
– La famille Sackler et la crise des opioïdes
– Le documentaire de Laura Poitras, « All the Beauty and the Bloodshed »
– L’implication de Nan Goldin dans la lutte contre les Sacklers
– Les protestations artistiques de Goldin contre les Sacklers
– L’utilisation de l’art comme moyen de protestation
– Les conséquences persistantes de la crise des opioïdes