‘Je m’appelle Maureen Kearney. Je n’ai pas menti. Je n’ai rien inventé.
Ceci est la fidèle reconstitution d’un drame français, basée sur une histoire réelle d’injustice, mettant en avant Maureen Kearney, une dénonciatrice de crimes et victime de viol, qui a vécu pendant quatre ans avec un casier judiciaire faux, victime d’une condamnation à tort pour avoir gaspillé le temps de la police, accusée d’avoir inventé son viol. Ce thriller politique raconte l’histoire de manière factuelle, bien que légèrement déficient en termes de rythme. Cependant, Isabelle Huppert porte le film avec une performance aussi captivante que prévue. (Kearney est en réalité irlandaise, mais elle a vécu et travaillé en France depuis le milieu des années 1980 ; Huppert l’incarne en tant que française).
Ce film, adapté d’un livre de la journaliste d’investigation Caroline Michel-Aguirre, se divise en deux parties, commençant par la dénonciation des crimes. Nous sommes en 2011, et Kearney est une puissante représentante syndicale, se battant pour les 50 000 employés du géant français Areva, habillée d’une armure de maquillage complet et de cheveux blonds si soigneusement coiffés qu’ils pourraient dévier les flèches. Kearney a le numéro du ministre du commerce dans son téléphone et peut convoquer le Président Sarkozy à une réunion. (On raconte qu’il l’a surnommée « une hystérique en jupe »). Elle devient une dénonciatrice après avoir reçu des documents révélant des plans secrets de vente de la technologie nucléaire française à la Chine.
Liste des points importants de l’article :
- Maureen Kearney : une dénonciatrice et victime de viol.
- Adaptation d’un livre de Caroline Michel-Aguirre.
- Maureen Kearney dénonce des plans de vente de la technologie nucléaire française à la Chine.
- Maureen Kearney est victime d’un viol.
- Comparaison à Isabelle Huppert dans « Elle ».
En vérité, on peut se perdre dans l’enchevêtrement de conversations denses en noms d’acteurs politiques et industriels français. Puis les appels anonymes commencent. Un matin, un homme masqué entre par effraction chez Kearney ; il la ligote à une chaise, grave la lettre « A » sur son estomac et la viole. Le problème, c’est qu’aux yeux de la police, elle est la mauvaise victime. Pourquoi est-elle si calme ? Elle ne pleure pas et raconte son histoire calmement, comme si elle l’avait répétée, dit le chef enquêteur. Le calvaire judiciaire de Kearney #MeToo commence.
Inévitablement, il y aura des comparaisons avec le rôle de Huppert en tant que victime de viol dans « Elle » de Paul Verhoeven. Ici aussi, elle est fascinante, avec un contrôle glacé, fragile, traumatisée, bien que « La Syndicaliste » soit bien plus difficile à regarder que « Elle », sachant qu’une personne réelle a vécu ce calvaire.
