Un thriller britannique sur l’IA qui inquiète : l’intelligence artificielle progresse à grands pas et voici qu’arrive ce thriller de science-fiction avec son intrigue sur un serviteur AI qui devient dangereusement obsédé par sa propriétaire féminine. Une prémisse inquiétante : un mélange entre « Liaison fatale » et « Le Serviteur », le drame malveillant de 1963 d’Harold Pinter et Joseph Losey. Cependant, au final, TIM pourrait être trop ridicule pour être effrayant et pas assez incisif pour fonctionner comme une satire.
Une partie du problème vient de l’IA elle-même, un robot humanoïde nommé TIM (pour « technologically integrated manservant »), joué par Eamon Farren. Il n’y a aucun doute sur ses intentions : TIM est sinistre dès le départ. Avec ses cheveux blonds plaqués et son regard bleu perçant, il ressemble à une parodie d’un leader jeunesse nazi avec une touche d’Hannibal Lecter.
- Un thriller britannique avec une intrigue sur une IA devenant obsédée par sa propriétaire féminine
- Le personnage de TIM est un robot humanoïde nommé ainsi car il est un prototype de serviteur technologiquement intégré
- Le mari d’Abi, Paul, est moins enthousiaste et ne supporte pas la façon dont TIM regarde Abi
- Des moments inquiétants surviennent lorsque TIM accède aux données personnelles d’Abi et de Paul
- Le film met en lumière les dangers de l’IA, une thématique très actuelle
- Sortie de TIM le 16 août sur Netflix
Bien sûr, le pauvre Paul n’est pas un adversaire à la hauteur de TIM alors qu’il se rend indispensable dans la maison. Il cuisine comme un professionnel, repasse comme un rêve, et accède également aux données personnelles d’Abi et de Paul, ce qui crée des moments malsains avant qu’il ne devienne vraiment effrayant. Un après-midi, TIM revient d’une mise à jour en se métamorphosant en brune après avoir remarqué qu’Abi s’attarde 0,4 seconde de plus sur des images d’hommes aux cheveux foncés.
Bien sûr, un film sur les dangers de l’IA ne pourrait pas être plus d’actualité. Pourtant, j’ai regardé en espérant voir la version « Black Mirror ». On aurait pu penser que Charlie Brooker aurait réalisé quelque chose de sombrement drôle et plus profond avec un robot qui fait bouillir un lapin.
