Un responsable des pompiers français dit avoir reçu des menaces de mort et avoir été harcelé après avoir appelé les pompiers qui ont refusé le vaccin Covid à rester suspendus.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a condamné les prétendues menaces sur les réseaux sociaux contre Eric Brocardi, qui les a signalées à la police.

Le commandant Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), a été attaqué après avoir déclaré qu’à son avis, les pompiers à temps plein et volontaires suspendus pour avoir refusé le vaccin ne devraient pas être autorisés à reprendre le service.

Les pompiers français sont divisés en deux groupes : les grandes villes ont des brigades professionnelles qui font partie de l’armée, tandis que le reste du pays a des brigades de volontaires. Selon les autorités, moins de 200 pompiers professionnels sur 41 800 et 5 000 volontaires sur 197 000 ont rejeté le vaccin et sont suspendus.

Les critiques ont accusé Brocardi d’être un « collaborateur », un « traître » et un « laquais de Macron ». Brocardi a déclaré à l’Agence France-Presse qu’un certain nombre de menaces avaient été signalées à la police, qui enquêtait. Darmanin a déclaré que les menaces étaient «inacceptables… quelle que soit l’opinion de quiconque».

La question de savoir si les pompiers non vaccinés devraient être autorisés à reprendre le travail a été examinée après que les services d’incendie français ont déclaré qu’ils manquaient de personnel et luttaient pour faire face aux incendies généralisés causés par la canicule et la sécheresse estivales.

Dans une interview fin juillet, Brocardi a déclaré au magazine Marianne que le sous-effectif avait été un grave problème bien avant la crise de Covid et serait toujours un problème même si tout le personnel suspendu était autorisé à reprendre le travail.

« Il faut un recrutement massif et donner envie aux gens de devenir sapeurs-pompiers volontaires. Nous aurions les mêmes problèmes si ces pompiers retournaient au travail demain », a-t-il déclaré. Il a réitéré son opposition à leur réembauche dans le service de la télévision française en début de semaine, entraînant davantage d'abus.

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La FNSPF a également porté plainte à la police après les menaces, a indiqué le président de l'organisation, Grégory Allione.

En France, les chiffres officiels suggèrent qu'un peu plus de 92% de la population adulte a été vaccinée contre le Covid, mais la réticence à la vaccination persiste chez ceux qui ont refusé le vaccin.

À Toulouse, les autorités ont exigé que les affiches anti-vaccin soient retirées des panneaux privés autour de la ville du sud. Les affiches, affirmant que la vaccination est dangereuse, ont été payées par le collectif RéinfoCovid et sont signées par le "comité scientifique indépendant" de l'organisme.

ReinfoCovid a été créée en tant qu'association citoyenne en 2020 pour s'opposer aux restrictions sanitaires liées au Covid imposées par le gouvernement français. Il a été accusé de diffuser de fausses nouvelles et de complots, mais affirme qu'il donne "les informations les plus objectives possibles sur le [health] crise".