"Mon coup de cœur: pourquoi "I Know Where I'm Going!" est mon film feelgood préféré" | Film - 1

En quête de réconfort, je me tourne toujours vers un film qui m’emmènera loin de moi-même. “I Know Where I’m Going!” est, comme vous l’auriez absolument deviné si vous ne le saviez pas, un film sur un voyage. Dans ce film de 1945, Joan (Wendy Hiller), une jeune femme moderne aux grandes idées, part en train-couchette de Manchester à l’Écosse. Sa destination déclarée est une île des Hébrides où elle prévoit d’épouser son fiancé industriel fortuné. Mais le destin en décide autrement dans ce film magique du duo insaisissable de Michael Powell et Emeric Pressburger.

  • Joan rencontre des obstacles dès le début de son voyage en train.
  • Elle est retardée par le mauvais temps et rencontre des habitants locaux.
  • Elle se retrouve en danger face aux eaux mortelles et à l’amour vrai.
  • Le film a été réalisé en 1944 pendant la guerre, mais parle de naviguer dans un monde que nous ne pouvons pas contrôler.
  • La romance, la sorcellerie et la croisade contre le matérialisme sont des thèmes abordés dans le film.

Le film a été réalisé en des temps tumultueux, en 1944, lors de la dernière année complète de la guerre. Et c’est une histoire sur la navigation dans un monde que nous ne pouvons pas contrôler. Nous sommes tous à la merci de forces qui nous dépassent. L’amour en est une, et la magie en est une autre. Alors que Joan compte les poutres au plafond de sa chambre, elle formule un vœu, mais ces destins inconnus ont déjà décidé de sa destinée, au moment où Torquil lui a passé une cigarette allumée par une fenêtre ouverte, et où sa bague de fiançailles a brillé à travers le brouillard tourbillonnant. Les cieux se moquent de l’intervention humaine : souhaitez une brise et vous obtiendrez une tempête.

  • Le film évoque des moments mystiques et romantiques avec légèreté.
  • Malgré le thème du retard, le film est plein de dynamisme.
  • La fin du film est parfaite et apaisante.
  • Le film nous invite à faire confiance à la bonté innée des gens et à rejeter les machinations du capitalisme.

Nous recherchons le plaisir plutôt que la connaissance, donc je ne vais pas vous gâcher la fin, mais je peux vous dire qu’elle est parfaite et qu’elle nourrira même les âmes les plus craintives. Cela me vide la tête à chaque fois. Le message le plus réconfortant du film, enveloppé dans cette charmante histoire d’amour, est que nos vies sont en effet hors de notre contrôle, mais que les sorcières qui contrôlent notre destin pourraient être beaucoup moins malveillantes que nous le craignons.

A Lire aussi  Critique de "Lies We Tell" : intrigues haletantes et héritières dans un récit gothique envoûtant | Film