Halloween, une célébration curieuse dédiée à la mort et au surnaturel, est devenue une occasion de profiter de tout ce qui est chaleureux en automne. Cette fête, associée aux films d’horreur glaçants, est également une toile de fond pour la comédie, la joie et la romance, avec des teintes automnales chaudes.

En termes de cinéma, aucun film ne représente mieux Halloween que « Rencontres à Charleston » de Vincente Minnelli. Bien que communément associé à Noël, le film présente une magnifique séquence d’enfants se déguisant et faisant des bêtises autour d’un feu de joie d’Halloween. Cette représentation de l’émerveillement infantile face à cette étrange tradition est également présente dans « E.T. l’extraterrestre » de Steven Spielberg, où les coutumes ordinaires du déguisement et du « trick-or-treat » servent de tremplin à une aventure vraiment étrange, lorsque l’enfant et l’extraterrestre, tous les deux déguisés de façon désordonnée, s’envolent soudainement dans un autre monde.

Dans les films familiaux, Halloween inspire toujours de l’émerveillement. Pensez au fastueux banquet d’Halloween de Poudlard dans « Harry Potter à l’école des sorciers » ou à la mise en scène de contes de fées pour le jour du déploiement et de la levée des malédictions dans le film préféré des enfants du millénaire, « Hocus Pocus ». Une exception est le court-métrage d’animation « It’s the Great Pumpkin, Charlie Brown », qui raconte avec humour et pathos la déception et la démystification de la fantaisie enfantine non réalisée.

Pour les adultes, les films d’Halloween sont souvent empreints d’ironie. Par exemple, dans « Beginners » de Mike Mills, une soirée déguisée permet une rencontre entre le protagoniste en deuil d’Ewan McGregor et une étrangère atteinte de laryngite jouée par Mélanie Laurent, son costume de Sigmund Freud donnant tous les signes nécessaires de blessures personnelles. Les costumes des fêtes d’Halloween sont également explorés de manière spirituelle dans la célèbre comédie adolescente « Mean Girls », où « Halloween est la seule nuit de l’année où une fille peut s’habiller comme une salope totale et aucune autre fille ne peut rien dire à ce sujet ». La nouvelle fille inadaptée Lindsay Lohan, déguisée en une mariée fantôme gothique, manque bien sûr le mémo.

Mais même en dehors du genre de l’horreur, Halloween peut être terrifiant et traumatique. L’excellent film d’adolescence queer « Mysterious Skin » de Gregg Araki présente l’une des soirées d’Halloween les plus troublantes du cinéma, où deux adolescents sont chacun entraînés par l’aura de mystère et de dissimulation de la nuit, rappelant des abus sexuels subis durant leur enfance. Dans « Boys in the Trees » du réalisateur australien Nicholas Verso, deux anciens amis d’enfance en désaccord réexaminent leur relation au cours d’une soirée d’Halloween pleine de brimades masculines.

Le film culte « Donnie Darko » de Richard Kelly, qui se déroule sur tout le mois d’octobre, fait du jour d’Halloween un jour de réckonage et de tragédie, ses visions récurrentes et surréalistes étant finalement enracinées dans un costume de lapin défraîchi. Dans « We Need to Talk About Kevin » de Lynne Ramsay, la parodie cruelle du carnaval de rue du « trick-or-treat », sur fond de la chanson scintillante de Buddy Holly intitulée « Everyday », reflète la violence cauchemardesque déjà vécue par la mère éplorée de Tilda Swinton face à un psychopathe. Mais c’est dans le classique de la comédie débridée de Frank Capra, « Arsenic et Vieilles Dentelles », que la capacité de la fête à mêler légèreté et obscurité est le plus joyeusement réconciliée.

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– Halloween is a curious celebration that has become associated with all things autumnal and cosy
– Halloween night has been the setting for horror films, but also for comedy, joy, and romance
– Family films often depict Halloween as an awe-inspiring occasion
– Adult films approach Halloween with irony and explore the politics of costuming at Halloween parties
– Halloween can also be a source of terror and trauma in films
– Halloween is often depicted as a day of reckoning and tragic events in movies
– Halloween carries both the potential for lightness and darkness in films.