Élections européennes de juin: les partis populistes anti-européens pourraient influer sur l’équilibre du parlement

De récentes études de sondages montrent que les partis populistes « anti-européens » pourraient obtenir des gains importants dans les élections européennes de juin. Ces gains pourraient déplacer l’équilibre du parlement nettement vers la droite et mettre en péril des piliers importants de l’agenda de l’UE, y compris l’action climatique. Les résultats montrent que les partis de droite radicale pourraient finir premiers dans neuf pays, dont l’Autriche, la France et la Pologne. Ils sont également en bonne position pour obtenir la deuxième ou la troisième place dans neuf autres pays, y compris l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal et la Suède.

Les implications de ce vote pourraient être considérables, selon les scientifiques politiques Simon Hix et Kevin Cunningham, qui ont co-écrit le rapport pour le Conseil européen des relations étrangères (ECFR). Ils mettent en garde contre un éventuel blocage des lois sur le pacte vert européen et une ligne plus dure sur d’autres questions de souveraineté de l’UE, notamment la migration, l’élargissement et le soutien à l’Ukraine.

Les groupes politiques traditionnels du parlement, tels que le centre-droit (EPP), le centre-gauche (S&D), et les Verts (G/EFA), sont tous susceptibles de perdre des membres du parlement européen. À l’inverse, la gauche et la droite populiste, y compris le groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) et le groupe Identité et démocratie (ID), pourraient émerger comme les principaux vainqueurs, avec une réelle possibilité de former une coalition majoritaire pour la première fois.

Le rapport souligne que les implications les plus importantes de cette géométrie modifiée du parlement pourraient se situer dans la politique environnementale et dans la défense de l’État de droit. Les auteurs appellent les décideurs à examiner les tendances qui ont conduit aux schémas de vote actuels en Europe et à élaborer des récits clairs qui abordent la nécessité d’une Europe mondiale dans un climat géopolitique de plus en plus complexe et dangereux.

  • Les partisanti-européens obtenaient des gains importants dans les sondages.
  • Les partis de droite radicale pourraient finir premiers dans neuf pays.
  • Les implications pourraient être considérables concernant l’agenda de l’UE.
  • Les groupes politiques traditionnels sont susceptibles de perdre des membres du parlement européen.
  • Les implications pourraient se situer dans la politique environnementale et dans la défense de l’État de droit.