Horreur à Marioupol

Le documentaire oculaire sur l’attaque de Vladimir Poutine contre la ville portuaire ukrainienne de Marioupol est terrifiant. J’ai passé de nombreux moments la tête entre les mains. Cette brutale siège a duré de février à mai 2022, ciblant les centres civils et faisant plus de 20 000 morts. Le journaliste et cinéaste ukrainien de l’Associated Press, Mstyslav Chernov, y a passé 20 jours et a réalisé des reportages vidéo qui ont contribué à galvaniser l’opinion occidentale, en particulier les images horribles de fosses communes. Mais ce film est la version non coupée, non expurgée : le véritable cauchemar, l’obscénité réelle que les chaînes de télévision ne diffuseraient jamais dans leurs journaux du soir.

  • Le siège brutal de Marioupol a duré de février à mai 2022.
  • Plus de 20 000 personnes ont été tuées lors de cette attaque.
  • Le journaliste et cinéaste Mstyslav Chernov a couvert l’événement pendant 20 jours et a réalisé des reportages vidéo.
  • Les images horribles de fosses communes ont choqué l’opinion occidentale.
  • Le film dépeint la douleur inimaginable des survivants.

Chernov montre les cadavres d’hommes, de femmes, d’enfants et de bébés. Mais peut-être encore plus horriblement, il nous montre, en gros plan inimaginable, l’angoisse déchirante de ceux qui restent, sanglotant sur les corps brisés de leurs proches. C’est vraiment insupportable.

Il nous montre également comment l’indignité et l’inhumanité de la guerre se manifestent de différentes manières. Les civils ukrainiens à Marioupol ont commencé à piller : certains magasins de nourriture par pur besoin, mais aussi d’autres endroits par opportunisme. Une femme qui possédait un magasin général – détruit par les bombardements – est montrée en train de confronter un homme qui sort de son magasin avec des marchandises sous le bras, notamment un ballon de football pour enfants qu’il est contraint de jeter en retour. Mais peut-être que les gens, dans leur misère, pensent que ce pillage est une minuscule compensation pour le cauchemar qu’ils traversent.

  • Les civils ukrainiens ont commencé à piller à Marioupol, par nécessité ou opportunisme.
  • Certaines personnes considèrent le pillage comme une petite compensation pour les horreurs qu’ils vivent.

Quant aux autorités russes, elles affirment sans vergogne que tout cela est de fausses informations. Et c’est là que me revient à l’esprit le film « Donbass » de Sergei Loznitsa en 2018, qui dépeint les Russes fabriquant de fausses informations ; beaucoup, moi y compris, l’ont pris pour une satire fantastique. Mais maintenant, les autorités russes croient, ou prétendent croire, que ce sont les Ukrainiens qui en sont à l’origine. Ce film brûlant est un terrible témoignage de ce grand crime.

Le film « 20 Days in Mariupol » sortira le 6 octobre dans les cinémas britanniques.