Monique Olivier, l’ex-femme du tueur en série français Michel Fourniret, a avoué à la police qu’il avait battu l’étudiante britannique Joana Parrish jusqu’à ce qu’elle perde connaissance, avant de la violer et de l’étrangler, et de jeter son corps dans une rivière.

Olivier, 75 ans, est accusée de complicité dans l’enlèvement et le meurtre de Parrish en 1990, ainsi que de deux autres victimes – Marie-Angèle Domèce, 19 ans, en 1988 et Estelle Mouzin, neuf ans, en 2003.

Lors du deuxième jour du procès, un procureur belge a déclaré que lors de son interrogatoire en 2004, Olivier avait décrit comment elle et Fourniret avaient ramassé Parrish, une étudiante de l’Université de Leeds qui passait huit mois en France en tant qu’assistante d’enseignement, près de la gare d’Auxerre dans l’Yonne, à deux heures au sud-est de Paris.

Elle a déclaré à la police que « Michel a demandé à la fille si elle était vierge, si elle avait un petit ami. Il lui a demandé de se déshabiller et elle a refusé. Il a frappé la jeune fille jusqu’à ce qu’elle perde connaissance, puis l’a violée. Ensuite, il l’a étranglée. Il a ensuite pris son corps nu et l’a jeté dans une rivière ».

Le corps nu de Parrish a été retrouvé dans la rivière Yonne à proximité le lendemain matin, le 17 mai 1990.

Olivier a reconnu les faits devant le juge, précisant qu’elle admettait tous les faits qui lui étaient reprochés.

Les corps de Domèce et Mouzin n’ont jamais été retrouvés.

Pendant une campagne de 17 ans d’enlèvements et de meurtres, le modus operandi du couple était que Olivier devait attirer les victimes dans le véhicule, car une femme était moins susceptible de les effrayer. Fourniret attendait dans le dos ou plus loin le long de la route, attendant d’être ramassé.

Fourniret, connu sous le nom de l’Ogre des Ardennes, aurait tué au moins 10 jeunes femmes et filles. Il a été condamné à perpétuité en 2008 pour sept meurtres mais est décédé en 2021 avant de pouvoir être jugé pour trois autres, dont celui de Parrish.

Olivier purge déjà une peine de prison à vie pour son rôle dans les meurtres.

Le procès se poursuit.