Le politicien et avocat Robert Badinter, décédé à l’âge de 95 ans, fut la conscience de la France lorsqu’il persuada le pays d’abolir la peine de mort en 1981, malgré une opposition farouche.
Bien qu’il ait joué de nombreux rôles dans sa vie dédiée à la justice, à la lutte contre l’oppression et au soutien de l’État de droit, Badinter, un socialiste et humaniste, restera dans les mémoires pour son rôle dans l’abolition de la peine capitale, l’un de ses premiers actes en tant que ministre de la Justice sous le président socialiste François Mitterrand, un poste qu’il occupa jusqu’en 1986.
Badinter commença sa carrière à Paris au début des années 1950, sous la tutelle d’un avocat charismatique, Henry Torrès, qui lui dit : « Vous défendez un homme qui a tué ou volé parce qu’il est d’abord un homme. » C’était une leçon que Badinter prit à cœur, et il défendit non seulement des célébrités telles que Coco Chanel, Charlie Chaplin, Brigitte Bardot et Raquel Welch, mais aussi Zulfikar Ali Bhutto, l’ancien premier ministre du Pakistan, ainsi que des criminels notoires et un meurtrier d’enfants condamné parmi cinq personnes qu’il a défendues et qui ont été condamnées à mort.
- Robert Badinter a été surnommé « Monsieur Abolition » après son rôle dans l’abolition de la peine de mort en France en 1981.
- Il a également contribué à d’autres réformes de la justice, telles que la décriminalisation des relations homosexuelles et la fin des tribunaux militaires spéciaux.
En 1981, en tant que nouveau ministre de la Justice, il présenta la loi supprimant la peine de mort et la fit adopter par le parlement.
Bien que quelques intellectuels, philosophes, juristes et politiciens français aient évoqué l’idée d’abolir la peine de mort depuis le XVIIIe siècle, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Mitterrand en mai 1981, il n’y eut pas de tentative sérieuse de le faire. La France d’après-guerre avait été dirigée par des gouvernements conservateurs favorables à la peine de mort; les sondages réalisés en 1980-81 indiquaient également qu’il n’y avait pas d’appétit public pour l’abolition, avec 63% des Français approuvant la peine de mort, qui était alors effectuée par guillotine.
- La loi supprimant la peine de mort fut adoptée par une large majorité dans les deux chambres du parlement en 1981.
- En plus de son rôle dans l’abolition de la peine de mort, Badinter a également travaillé à améliorer les conditions dans les prisons françaises et à donner aux citoyens français un recours direct devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
