Un thriller glaçant et captivant : le jeu du sacrifice

Jenn Wexler nous délivre ici son deuxième long métrage, mettant en scène ce qui semble être une série de meurtres à la manière de la famille Manson, pour ensuite évoluer en un thriller de home invasion avec une touche festive. L’histoire se déroule à Noël 1971, dans l’internat pour filles catholiques de Blackvale. Deux étudiantes marginales, Samantha et Clara, restent à l’école pendant les vacances d’hiver, sous la surveillance de leur professeur Rose et de son petit ami Jimmy. Personne n’est enchanté de devoir rester à l’internat, mais ils vont vite réaliser que l’ennui sera le moindre de leurs soucis.

Il y a un art à maintenir le suspense et la surprise chez le spectateur. Wexler et son co-scénariste Sean Redlitz ont réussi à équilibrer le besoin de surprises avec une cohérence globale de l’intrigue. Vous ne serez jamais en doute sur le fait que Le Jeu du Sacrifice est un film d’horreur réalisé avec respect et affection pour ce genre – mais ce n’est peut-être pas le type de film d’horreur auquel vous vous attendiez à première vue.

La distribution est exceptionnelle et les performances sont justement dosées pour maintenir les changements de ton. Mena Massoud dégage une énergie menaçante et exagérée à la manière de Christian Slater dans « Heathers », incarnant le leader charismatique du culte. Laurent Pitre apporte une touche de douceur avec le personnage de Doug, le gentil du groupe. Enfin, Georgia Acken rappelle les débuts de Christina Ricci en interprétant une solitaire discrète mais pleine de ressources. Elle mérite d’aller loin.

Liste des points importants de l’article :

  • Le film se déroule à Noël 1971 dans un internat pour filles catholiques
  • L’histoire évolue d’une série de meurtres à un thriller de home invasion
  • Le scénario est équilibré entre le suspense et la cohérence de l’intrigue
  • La distribution est exceptionnelle avec des performances justement dosées

Le Jeu du Sacrifice est disponible sur Shudder à partir du 8 décembre.