Catherine Deneuve fait une procession guindée mais pleine d’humour à travers un drame politique vrai mais fade et sous-alimenté qui parvient étonnamment à être très apolitique. Dans ce film, Deneuve incarne Bernadette Chirac, épouse de Jacques Chirac, l’ancien maire de Paris devenu président de la France de 1995 à 2007. Chirac a repoussé l’extrême droite de Le Pen mais a été caricaturé à Washington comme le « singe capitulateur mangeur de fromage » qui refusait de soutenir la guerre en Irak et a été finalement mêlé à des scandales de corruption.

  • Deneuve interprète Bernadette comme une première dame hautaine et franche, resplendissante en couture Lagerfeld, qui a depuis longtemps supporté les aventures incessantes de son mari – et en fait, tout comme la presse et le public français, semble à peine les remarquer, une urbanité gauloise tout à fait différente de l’attitude en Grande-Bretagne ou aux États-Unis.
  • Michel Vuillermoz joue Jacques Chirac comme un grognon méticuleux, profondément désapprouvant des tentatives de Bernadette d’être en quelque sorte importante ou utile à son administration.
  • Ces éléments sont traités de manière insignifiante, comme un soap opera de journée sur rien de très important en particulier ; toutes les choses censément importantes semblent négligeables en termes de poids politique ou émotionnel.

Le film est présenté comme un portrait original et intéressant de la vie de Bernadette Chirac, qui mêle des intrigues politiques à des relations personnelles complexes. Sa sortie est prévue pour le 5 janvier à l’Institut français de Londres.