### Voici l’article réécrit en français :

Le remaniement musical du film The Color Purple par Blitz Bazawule et Marcus Gardley ne parvient pas à saisir pleinement la richesse du personnage de Celie. L’adaptation efface largement la relation profonde et complexe entre Celie et Shug, ce qui est pourtant au cœur du travail de Walker.

Depuis le roman original de Walker, l’histoire de Celie a été racontée de différentes manières. Dans le roman de 1982, Celie écrit des lettres à Dieu, donnant de la profondeur à sa vie en dehors des injustices subies. Or, Bazawule choisit de faire l’impasse sur les lettres, illustrant le monologue intérieur de Celie à travers des séquences fantastiques, mais sans comprendre la complexité du personnage. La relation amoureuse entre Celie et Shug est minimisée, rendant l’adaptation moins puissante et informative que le matériel d’origine de Walker, au grand dam des spectateurs.

Le choix d’occulter la relation entre les deux femmes est d’autant plus dommageable qu’il intervient dans un contexte où les personnes noires queer et trans font face à des menaces et à une violence accrues. Le dernier remake de The Color Purple aurait pu être une occasion de montrer la guérison que les relations queer peuvent apporter. Au lieu de cela, cet aspect de la vie de Celie est quasiment négligé, un manque que Walker n’aurait pas cautionné.

Points importants :

  • Le film revisité The Color Purple ne parvient pas à saisir pleinement la richesse du personnage de Celie.
  • La relation profonde et complexe entre Celie et Shug est minimisée, faisant perdre à l’adaptation une grande partie de sa puissance
  • Le choix d’occulter la relation entre les deux femmes intervient dans un contexte où les personnes noires queer et trans font face à des menaces et à une violence accrues.
  • Le dernier remake de The Color Purple aurait pu être une occasion de montrer la guérison que les relations queer peuvent apporter.