Un ancien gendarme militaire rwandais a été reconnu coupable de génocide et de crimes contre l’humanité lors du massacre de 1994 dans son pays d’origine et condamné à la réclusion à perpétuité par un tribunal parisien.
Philippe Hategekimana, âgé de 66 ans, a été reconnu coupable de presque toutes les accusations portées contre lui. Après le génocide, il a fui en France, où il a obtenu le statut de réfugié puis la nationalité française sous le nom de Philippe Manier.
Ce procès, qui a débuté le mois dernier, est le cinquième du genre en France d’un présumé participant aux massacres. Selon les chiffres des Nations Unies, plus de 800 000 personnes ont été tuées entre avril et juillet 1994, la plupart d’entre elles étant issues de la minorité tutsie.
Hategekimana était accusé d’avoir participé au meurtre de dizaines de Tutsis, ainsi que d’avoir érigé des barrages routiers pour arrêter les Tutsis qui seraient ensuite tués dans la capitale provinciale du sud, Nyanza, où il travaillait en tant que haut responsable de la police.
Les plaignants accusent Hategekimana d’avoir « utilisé les pouvoirs et la force militaire qui lui étaient conférés par son grade pour participer au génocide ». Il est également accusé d’avoir participé aux meurtres d’une religieuse et du maire de la ville de Ntyazo, qui s’opposaient aux massacres ; d’avoir joué un rôle dans le meurtre de 300 réfugiés tutsis sur une colline appelée Nyamugari, ainsi que dans une attaque ayant entraîné la mort d’environ 1 000 civils.
En 2017, il a fui la France pour le Cameroun après que la presse a révélé que le Collectif des parties civiles pour le Rwanda, l’un des plaignants du procès de cette semaine, avait déposé une plainte contre lui. Il a été arrêté en 2018 dans la capitale, Yaoundé, et extradé en France. Il nie les accusations portées contre lui.
Depuis 2014, la France, l’une des destinations principales des fugitifs des massacres, a jugé et condamné un ancien chef de la police secrète, deux ex-maires, un ancien chauffeur d’hôtel et un ancien haut responsable lors de procès similaires. Cependant, elle a généralement refusé d’extrader les suspects au Rwanda, ce qui a incité le président Paul Kagame à accuser Paris de nier la compétence de la justice rwandaise.
Points importants de l’article :
– Un ancien gendarme militaire rwandais a été condamné à la réclusion à perpétuité par un tribunal parisien pour sa participation au génocide de 1994 au Rwanda.
– Il a fui en France après le génocide et a obtenu la nationalité française sous une fausse identité.
– Ce procès est le cinquième en France d’un présumé participant au génocide.
– Plus de 800 000 personnes ont été tuées lors du massacre, principalement des Tutsis.
– L’accusé était impliqué dans le meurtre de dizaines de Tutsis et a participé à d’autres massacres.
– Il a fui en 2017 lorsque la plainte contre lui a été déposée et a été arrêté au Cameroun avant d’être extradé en France.
– La France a jugé et condamné d’autres suspects liés au génocide, mais a refusé d’extrader des suspects au Rwanda.
– Le président Kagame a reproché à la France de nier la compétence de la justice rwandaise.

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
