Sosthene Munyemana condamné à 24 ans de prison pour son rôle dans le génocide rwandais

L’ancien médecin rwandais Sosthene Munyemana a été condamné à 24 ans de prison par un tribunal français pour son implication dans le génocide des Tutsis en 1994.

Le gynécologue de 68 ans a été reconnu coupable de génocide, de crimes contre l’humanité et de participation à une conspiration visant à préparer ces crimes.

Ses avocats ont déclaré qu’ils prévoyaient de faire appel du verdict.

La procureure avait demandé une peine de 30 ans, arguant que l’ensemble de ses choix montrait « les traits d’un génocidaire ».

Munyemana était accusé d’avoir aidé à rédiger une lettre de soutien au gouvernement intérimaire de l’époque, encourageant ainsi le massacre de la minorité tutsi.

  • Condamnation à 24 ans de prison pour l’ancien médecin rwandais Sosthene Munyemana
  • Reconnu coupable de génocide, crimes contre l’humanité et participation à une conspiration
  • Les avocats prévoient de faire appel du verdict
  • L’accusation avait demandé une peine de 30 ans
  • Accusé d’avoir aidé à mettre en place des barrages routiers pour arrêter les gens et de les maintenir dans des conditions inhumaines avant d’être tués dans la préfecture du sud du Rwanda de Butare

Le tribunal a également reproché à Munyemana d’avoir contribué à la mise en place de barrages routiers pour arrêter les gens et de les maintenir dans des conditions inhumaines dans les bureaux du gouvernement local avant d’être tués dans la préfecture du sud du Rwanda de Butare, où il vivait à l’époque.

Le procès s’est tenu presque trois décennies après qu’une plainte ait été déposée contre Munyemana dans la ville française de Bordeaux en 1995.

Il s’agit du sixième procès en France d’un présumé participant aux massacres, au cours desquels environ 800 000 personnes, principalement des Tutsis, ont été massacrées en 100 jours par des soldats hutus et des milices extrémistes, selon des chiffres de l’ONU.

La France a été l’une des principales destinations pour les personnes impliquées dans le massacre rwandais fuyant la justice chez elles.

Le Rwanda, sous la présidence de Paul Kagame, a accusé Paris de ne pas être disposé à extrader les suspects de génocide ou à les traduire en justice.

Depuis 2014, la France a jugé et condamné six personnes, dont un ancien chef des services secrets, deux anciens maires et un ancien chauffeur d’hôtel.