La collaboration entre le Royaume-Uni et la France ne suffit pas pour réduire le nombre de personnes traversant la Manche sur de petits bateaux, ont déclaré les auditeurs de l’État français.

L’organisme indépendant français, la Cour des Comptes, a publié un rapport sur l’efficacité de la politique française en matière de migration illégale, dans lequel il a déclaré que la France peinait à développer des arrangements de coopération opérationnelle avec ses voisins, dont le Royaume-Uni.

Le rapport fait référence en particulier à une unité de renseignement franco-britannique créée en 2020 pour lutter contre le trafic d’êtres humains et réduire le nombre de personnes risquant leur vie pour traverser la Manche.

  • La France accuse le Royaume-Uni de ne pas partager suffisamment d’informations détaillées sur les départs de petits bateaux.
  • Le manque de coopération opérationnelle entre les deux pays menace de détériorer davantage la relation franco-britannique.
  • Des problèmes persistants tels que des vies humaines en danger et des difficultés de communication entre les deux pays ont généré des tensions.

En novembre, un rapport de la Marine Accident Investigation Branch, un département du ministère des Transports, a révélé que les tentatives de sauver 27 personnes qui ont péri dans la tragédie la plus meurtrière de la Manche depuis plus de 40 ans en novembre 2021 ont été compromises par la confusion, le manque de ressources et la mauvaise communication entre le Royaume-Uni et la France.

La France a intensifié ses efforts pour empêcher les migrants de traverser la Manche, notamment par le biais de forces de police accrues, d’équipements et d’installations. Le Royaume-Uni a fourni 222 millions d’euros (190 millions de livres) de 2018 à 2022 dans le cadre d’un accord bilatéral visant à renforcer les forces de l’ordre et la sécurité.

  • La France appelle à une augmentation de la coopération opérationnelle bilatérale pour empêcher les traversées de migrants et lutter contre les réseaux criminels.
  • Le Royaume-Uni a promis de verser 541 millions d’euros pour la période 2023-2026 afin de stopper les flux migratoires.
  • Les deux pays cherchent à renforcer leur coopération en matière de sécurité et de prévention des traversées de migrants.

Mais la lutte se poursuit, l’union représentant les responsables de la Force frontalière britannique a déclaré cette semaine que le nombre de personnes arrivant en Grande-Bretagne sur de petits bateaux devrait augmenter à nouveau cette année après une accalmie due au mauvais temps. Lucy Moreton, du syndicat des services d’immigration, a déclaré que le ralentissement récent était probablement dû à des conditions météorologiques extrêmement mauvaises ces derniers mois.

En outre, le rapport d’audit français a évalué d’autres problèmes liés aux politiques générales françaises en matière de migration, soulignant le manque de personnel pour traiter les cas et le besoin de plus de personnel pour des vérifications approfondies et le traitement des données lors des patrouilles frontalières.

  • La France rencontre des difficultés à gérer les ordres de départ et à mener à bien les expulsions malgré un nombre élevé de déportations.
  • Le rapport recommande à la France de développer davantage ses programmes de retour volontaire.
  • Une nouvelle loi sur l’immigration stricte a été adoptée par le parlement français le mois dernier, mais elle a provoqué des divisions au sein du parti centriste de Macron et la démission d’un ministre du gouvernement.

La relation complexe entre la France et le Royaume-Uni sur la question de l’immigration clandestine semble être plombée par de nombreux enjeux opérationnels inachevés.