Trois mariages malheureux d’hommes influents à Hollywood : Spielberg, Coppola, Lucas, c’est une année qui a vu émerger les femmes des ombres de leurs époux pour revendiquer la même place dans les biopics.

En effet, ces films laissent les femmes des grands hommes, Norma Jeanne Baker, Marie Marguerite Claes, Dorothy Dandridge, se faire entendre. Quand Leonard Bernstein (Bradley Cooper) commence à mal cacher ses histoires homosexuelles à sa famille, Felicia Montealegre Bernstein (Carey Mulligan) explose : « Ta vérité est un putain de mensonge. Ça pompe toute l’énergie de la pièce ».

  • Maestro impose la question de l’infidélité comme vitale pour la créativité, ou si la réussite artistique est simplement une excuse pratique pour un comportement égoïste.
  • Christopher Nolan montre une surenchère vestimentaire pour tenter de compenser la sexualité faible de ses films précédents.
  • Ridley Scott reprend la bataille, mais c’est surtout Florence Pugh, impressionnante en Jean, la petite amie communiste de Oppenheimer, qui est prédominante.
  • Vanessa Kirby rend Joséphine intéressante dans le film de Ridley Scott.
  • Dans Ferrari de Michael Mann, Penélope Cruz est en grande forme en Laura, la femme endeuillée et aigrie d’Enzo Ferrari, qui tient encore les rênes de l’entreprise.
  • Il est à noter que Priscilla est le seul film de ce sous-ensemble à avoir été écrit et réalisé par une femme, Sofia Coppola, et le seul à dépeindre le mariage en son centre entièrement du point de vue de la femme, Mme Elvis Presley.

Toute politique et industrie à part, Hollywood donne toujours sa confiance aux cinéastes, surtout masculins, en leur confiant davantage de budget et d’envergure dans leurs productions, et les femmes doivent se battre pour une infime fraction de cette somme d’argent.