Les garde-côtes britanniques ont classé les appels d’urgence au 999 émanant de réfugiés appelant à l’aide alors qu’ils se dirigeaient vers l’Angleterre quelques jours avant la pire catastrophe en mer du Canal depuis des décennies, révèlent de nouveaux documents internes. Selon une analyse des journaux d’incidents obtenus par l’Observer et Liberty Investigates, HM Coastguard aurait potentiellement enfreint sa propre politique en classant les appels d’urgence provenant de passagers en détresse à bord de jusqu’à quatre petits bateaux transportant 155 personnes comme ne nécessitant pas de sauvetage urgent.

Voici les points importants de l’article :

– Les garde-côtes britanniques ont classé les appels d’urgence provenant de réfugiés en détresse comme ne nécessitant pas de secours urgent.
– Les journaux d’incidents montrent que les garde-côtes ont désigné ces appels comme moins prioritaires, malgré des descriptions de bébés malades à bord des bateaux.
– Les journaux ne précisent pas si des bateaux de sauvetage ont été lancés.
– Les révélations suscitent des préoccupations quant à l’approche du Royaume-Uni concernant les traversées en petits bateaux.
– Le rapport d’enquête officiel du Royaume-Uni sur la noyade de masse dans le Canal en novembre 2021 sera publié cette semaine.
– Les documents publiés révèlent également que six autres rapports de petits bateaux ont été considérés comme moins prioritaires par les garde-côtes britanniques.
– Les experts maritimes soulèvent des questions sur les violations des procédures et du droit international.

Dans les jours qui ont précédé la tragédie du 24 novembre 2021, qui a coûté la vie à au moins 27 migrants, les garde-côtes britanniques ont reçu des appels d’urgence de réfugiés en détresse. Ces appels ont été classés comme ne nécessitant pas de sauvetage urgent, ce qui va à l’encontre de la politique des garde-côtes. Les journaux d’incidents ne précisent pas si des bateaux de sauvetage ont été lancés pour venir en aide aux passagers. Ces révélations suscitent des inquiétudes quant à l’approche du Royaume-Uni face aux traversées en petits bateaux de migrants.

Le rapport d’enquête officiel sur la noyade de masse dans le Canal sera publié cette semaine. Cependant, les familles des victimes affirment avoir été exclues du processus d’enquête. Le rapport dévoilera pour la première fois les journaux d’urgence des garde-côtes britanniques, révélant la façon dont ils ont répondu à la tragédie. Les documents provenant des autorités françaises indiquent également une réponse hésitante des deux côtés de la Manche.

Les nouvelles révélations soulèvent des questions quant à l’approche du Royaume-Uni face aux traversées en petits bateaux avant la tragédie de novembre 2021. Elles mettent également en évidence des problèmes de sous-financement dans les jours précédant la catastrophe. Les journaux d’incidents montrent que parfois, seulement trois membres du personnel étaient en service dans la salle de contrôle des garde-côtes de Dover, alors qu’ils devaient faire face à plus de 110 signalements de petits bateaux. Les journaux, souvent incomplets, donnent l’impression que le personnel était dépassé par la situation.

Les organisations caritatives Care4Calais et le Joint Council for the Welfare of Immigrants (JCWI) ont qualifié de choquant et inacceptable le fait que des appels d’urgence, y compris ceux impliquant des enfants, ont été classés comme moins prioritaires. Ces révélations suscitent des préoccupations quant à la politique gouvernementale qui force les migrants à traverser en bateau tout en sous-finançant les garde-côtes.

En conclusion, les garde-côtes britanniques ont classé les appels d’urgence provenant de réfugiés en détresse comme ne nécessitant pas de sauvetage urgent, avant la tragédie dans le Canal. Les journaux d’incidents soulèvent des questions sur l’approche du Royaume-Uni face aux traversées en petits bateaux de migrants. Des inquiétudes sont également soulevées concernant le manque de ressources dans les jours précédant la catastrophe. Les familles des victimes réclament une enquête indépendante, tandis que les organisations caritatives dénoncent les politiques gouvernementales qui forcent les migrants à prendre des risques en mer.