La Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983

Au début des années 1980, la France était secouée par de nombreux meurtres racistes de personnes d’origine nord-africaine. C’est dans ce contexte qu’a eu lieu la marche pour l’égalité et contre le racisme, un moment clé de l’histoire des relations raciales en France et du militantisme citoyen.

  • L’histoire de Toumi Djaïdja
  • La signification de la marche
  • L’urgence de commémorer la marche
  • L’impact de la marche sur la société française

Lorsqu’il s’est réveillé d’un coma après avoir été abattu par la police, Toumi Djaïdja a décidé d’organiser une marche pacifique « pour l’égalité et contre le racisme » de Marseille à Paris, qui a rassemblé plus de 100 000 personnes. Cet événement est célébré aujourd’hui comme un antidote aux divisions de la société française.

Alors que les commémorations se multiplient pour le 40e anniversaire de cette marche, il est impératif selon les historiens, de l’enseigner dans les écoles et de l’intégrer dans la narration nationale pour ne pas être éclipsé par la politique actuelle divisant le pays.

Des tensions sur fond de violence policière, de mouvements d’extrême-droite et la récente contestation du projet de loi sur l’immigration d’Emmanuel Macron sont venues rappeler l’importance de cette marche dans l’histoire française. Il est crucial d’inclure la marche dans les programmes scolaires pour valoriser l’engagement citoyen et promouvoir l’unité dans les quartiers populaires.

La marche a également ouvert le débat sur la violence raciste et a vu l’émergence de créations artistiques des personnes d’origine nord-africaine. Cependant, malgré ces avancées, certains historiens soulignent que les promesses politiques de l’époque n’ont pas été tenues, et que les partis de gauche n’ont pas suffisamment promu les minorités dans leurs rangs.

Il est donc fondamental de célébrer, raconter et analyser cette marche historique pour que la France reconnaisse et communique sur son histoire multiculturelle et multi-ethnique.