Titre original: « Small, Slow but Steady »: un film de boxe introspectif et atmosphérique qui captivera le public français
L’histoire de « Small, Slow but Steady » pourrait se référer à l’héroïne délicate du film, Keiko Ogawa (Yukino Kishii), une combattante endurante qui vient de devenir professionnelle. Ce titre décrit également le film lui-même, une étude atmosphérique et délicate qui se démarque des autres films de combat. Basé sur le mémoire de la boxeuse Keiko Ogasawara, cette histoire très introspective se déroule au début de la pandémie de Covid-19, avec un Japon confiné qui ajoute une couche supplémentaire d’isolement à la vie de Keiko.
Grâce à la performance lumineuse de Kishii, Keiko apparaît comme une figure très autonome mais solitaire, complètement sourde depuis la naissance. Elle trouve dans le combat une forme de libération et de stimulation sensorielle, même si son manque d’audition crée des défis spécifiques sur le ring, puisqu’elle ne peut pas entendre les instructions criées par ses entraîneurs ou même la cloche.
La famille de Keiko – sa mère (Hiroko Nakajima) et son frère Seiji (Himi Satô), avec qui elle communique principalement par la langue des signes – est soutenante mais ne comprend pas vraiment l’intérêt du sport. Cela vaut également pour ses collègues de travail, lorsqu’elle travaille comme femme de chambre dans un hôtel. La seule personne qui la comprend vraiment est le « président » (Tomokazu Miura) de la salle de sport où elle s’entraîne. Il est un homme en mauvaise santé, envisageant de fermer son établissement car ses autres élèves réguliers l’abandonnent peu à peu, certains grognant que Keiko est celle qui attire désormais toute l’attention.
Le réalisateur Shô Miyake met l’accent sur Keiko alors qu’elle commence à douter de ses compétences en combat, malgré ses premières victoires. On lui répète qu’elle doit vouloir gagner, vouloir se battre, sinon cela manque de respect envers son adversaire, mais sa détermination semble avoir disparu. Le film s’étend de son univers silencieux à un monde plus vaste où chacun repense ses priorités à la lumière de la pandémie, et la cinématographie crépusculaire donne presque l’impression d’un documentaire. Cependant, il est également indéniablement lent et doit être apprécié dans une pièce sombre avec le moins de distractions possible.
Points importants:
- Le film « Small, Slow but Steady » est une étude atmosphérique et délicate, qui se démarque des autres films de combat
- L’histoire se déroule pendant les premiers jours de la pandémie de Covid-19, avec un Japon confiné ajoutant une couche d’isolement à la vie de l’héroïne, Keiko Ogawa
- Keiko est une boxeuse autonome mais solitaire, totalement sourde depuis sa naissance, qui trouve dans le combat une forme de libération et de stimulation sensorielle
- Sa famille et ses collègues de travail ne comprennent pas vraiment l’intérêt de la boxe pour elle
- Le réalisateur Shô Miyake met l’accent sur les doutes de Keiko concernant ses compétences en combat
- Le film élargit ensuite son univers pour explorer comment la pandémie a fait réévaluer les priorités de chacun
- La cinématographie crépusculaire donne une atmosphère de documentaire au film
- « Small, Slow but Steady » est un film à savourer dans une pièce sombre avec le moins de distractions possible
Source: The Guardian
Date de sortie de « Small, Slow but Steady »: 30 juin dans les cinémas britanniques et sur Curzon Home Cinema.
