Opération majeure des forces françaises en Nouvelle-Calédonie suite à des troubles ayant causé un nouveau décès | Nouvelle-Calédonie - 1

Les forces françaises ont lancé une « opération majeure » pour reprendre le contrôle d’une route reliant la capitale de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa, à l’aéroport international principal, alors qu’une autre personne a été tuée lors d’une sixième nuit d’émeutes violentes.

  • Opération majeure pour sécuriser la Route Territoriale 1
  • Plus de 600 gendarmes lourdement armés déployés
  • Violences nocturnes ayant entraîné la mort d’une sixième personne
  • Mise en place d’un couvre-feu de 18h à 6h

Les autorités ont déclaré que plus de 600 gendarmes lourdement armés ont été envoyés pour sécuriser la Route Territoriale 1, la principale route reliant la capitale à l’aéroport. Les vols à destination et en provenance de l’île principale de la Nouvelle-Calédonie ont été annulés depuis le début des émeutes, laissant les voyageurs bloqués et coupant les voies commerciales.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré qu’une « opération majeure de plus de 600 gendarmes » était lancée « visant à reprendre complètement le contrôle de la principale route de 60 kilomètres » et à permettre la réouverture de l’aéroport.

Le maire de Nouméa, Sonia Lagarde, a déclaré samedi que même si les violences nocturnes s’étaient quelque peu calmées grâce à un couvre-feu de 18h à 6h, « nous sommes loin d’un retour à la normale ».

Elle a décrit Nouméa comme « assiégée » et a souligné que malgré tous les appels au calme, la situation ne s’améliore pas.

Les violences ont été attribuées à un malaise économique, des tensions sociales et surtout à un combat politique entre les activistes pro-indépendance majoritairement autochtones et les autorités parisiennes.