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La Ville des Lumières à travers le Cinéma : Une Histoire de Paris

Les Jeux Olympiques de Paris se déroulent à une période de l’année où la Ville Lumière est la moins désirable comme destination, comme le savent bien tous les habitants qui quittent la ville en août pour leurs vacances d’été. Si Cole Porter recommandait Paris quand il crépitait, que dire de Paris quand il transpire ? Une saveur à acquérir. Parfois, la ville est mieux appréciée de loin – à travers la couverture des Jeux Olympiques si vous le souhaitez, ou la pléthore de films qui ont fait de Paris une véritable capitale du cinéma.

  • Paris romantique et hollywoodien
  • Le réalisme poétique de la capitale
  • La Nouvelle Vague redessine Paris
  • Paris contemporain : entre glamour et réalité

Comme tout touriste, il n’y a pas de honte à commencer par l’évident : les Parisiens peuvent lever les yeux au ciel devant le Montmartre retouché de Jean-Pierre Jeunet dans « Amélie » (2001), mais ce bonbon romantique et tape-à-l’œil a toujours son charme enjôleur. C’est à peine moins artificiel que les visions musicales hollywoodiennes des années 1950. « Gigi », la version somptueuse de Vincente Minnelli de la maigre nouvelle d’apprentissage de Colette, utilise plus de prises de vue sur place que le même réalisateur pour « Un Américain à Paris », tourné presque entièrement dans les studios de LA, bien que les deux soient de délicieuses fictions franco-américaines. De même, Audrey Hepburn se pavane à Paris dans « Drôle de Frimousse » de Stanley Donen, bien que son esprit soit au moins plus chic et galant.

Les Français ont contrebalancé une telle romanticisation avec des films comme le splendide « Les Enfants du paradis » de Marcel Carné (1945), qui a capturé la décadence et l’attrait bohème de la scène théâtrale du 19e siècle à Paris avec de la crasse sous les ongles – aidée par des conditions de tournage en temps de guerre. Les cinéastes de la Nouvelle Vague des années 50 et 60 ont toutefois redessiné Paris dans l’imaginaire public. « Les 400 coups » de François Truffaut offre un aperçu spontané de la vie quotidienne de la classe ouvrière dans la ville, tandis que l’étude de caractère vive de Agnès Varda, « Cléo de 5 à 7 », a capté la vie de rue de la Rive Gauche de la même époque avec un aplomb vif et jazzy. Jean-Luc Godard a donné à la ville du sexe et du danger dans « À bout de souffle », a visité le Louvre avec une exubérance juvénile dans « Bande à part », et l’a transformée en une dystopie futuriste de science-fiction dans « Alphaville », en utilisant les paysages urbains existants de la ville et son architecture moderniste.

  • Paris au cinéma hollywoodien
  • Le réalisme poétique français
  • La révolution de la Nouvelle Vague
  • Paris contemporain : glamour et réalité
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