Le bureau du procureur de Paris a recommandé que la leader d’extrême droite Marine Le Pen et 23 membres de son parti, le Rassemblement National, soient jugés pour l’utilisation présumée abusive de fonds de l’UE.

Cette demande, qui sera examinée par des juges, fait suite à une enquête de sept ans sur des allégations selon lesquelles le parti, alors appelé le Front National, aurait utilisé de l’argent destiné aux assistants parlementaires de l’UE pour payer du personnel travaillant en réalité pour le parti entre 2004 et 2016.

Les députés européens se voient allouer des fonds pour couvrir leurs dépenses, y compris celles de leurs assistants, mais ils ne sont pas censés les utiliser pour des dépenses du parti.

L’affaire concerne 11 députés européens, dont Le Pen, ainsi que son père âgé de 95 ans, l’ancien leader du parti Jean-Marie Le Pen, ainsi que 13 assistants parlementaires.

Le Pen est membre du Parlement français, où son parti d’extrême droite est le plus grand parti d’opposition. Elle se prépare à se présenter pour la quatrième fois à l’élection présidentielle en 2027, lorsque Emmanuel Macron ne sera plus éligible.

Le Rassemblement National nie toute irrégularité. « Nous contestons cette position qui semble être une compréhension erronée du travail des députés de l’opposition et de leurs assistants, qui est avant tout politique », a déclaré le parti à Reuters dans un communiqué.

Le Pen a déjà nié toute irrégularité par le passé.

En cas de procès, Le Pen pourrait encourir une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans, une amende d’un million d’euros (870 000 livres sterling) et, en tant qu’élue, une inéligibilité à occuper un poste public pendant 10 ans, a déclaré le bureau du procureur.

Points importants :
– Le bureau du procureur recommande que Marine Le Pen et 23 membres de son parti soient jugés pour l’utilisation présumée abusive de fonds de l’UE.
– Le parti aurait utilisé de l’argent destiné aux assistants parlementaires de l’UE pour payer du personnel du parti.
– L’affaire concerne 11 députés européens, dont Le Pen, et 13 assistants parlementaires.
– Le Rassemblement National nie toute irrégularité.
– En cas de procès, Le Pen pourrait faire face à une peine de prison, une amende et une inéligibilité à occuper un poste public.