SL’ex-œuvre est un sujet incontournable du cinéma pratiquement depuis l’invention du médium, et le cinéma français a contribué à ce corpus autant, sinon plus, que toute autre nation cinématographique. On pourrait même dire qu’il a contribué à forger certains des grands clichés cinématographiques sur la prostitution, remontant aussi loin que le tour de Sarah Bernhardt, adapté d’une mise en scène, en courtisane avec un cœur dans une adaptation de 1912 de La Dame de Dumas. aux camélias.
La réalisatrice française Cécile Ducrocq prend certains de ces clichés et les déchire avec son film perspicace et humain, un premier long métrage qui est au moins en partie inspiré par son court métrage primé de 2014 Back Alley. Comme dans ce dernier, Laure Calamy (plus connue hors de France pour avoir joué l’assistante personnelle amoureuse Noémie dans Call My Agent !) joue Marie, une « pute » autoproclamée d’un certain âge quelque part de l’autre côté de 35 ans. Marie marche dans les rues et voit une liste de clients réguliers diminuer lentement, mais elle n’a en grande partie pas honte de son travail, au point qu’elle peut dire nonchalamment à un directeur de banque que c’est ce qu’elle fait dans la vie et qu’il ne sourcille même pas. Elle est activement impliquée dans un mouvement politique de travailleurs du sexe pour changer la loi afin que les clients ne puissent pas s’en tirer en payant trop peu pour leurs services.
Mais son fils adolescent Adrien (Nissim Renard), qui sait aussi qu’elle travaille dans le sexe, est à cet âge critique où il doit trouver un emploi ou une place à l’université s’il veut réaliser son rêve de devenir chef. Le problème est qu’il est avec beaucoup de pairs, qu’il consomme trop de drogue et qu’il a déjà été expulsé d’un cours payé par l’État. Pour conserver sa place dans une école privée, Marie doit réunir 5 000 euros en quelques mois seulement, ce qui signifie renoncer à son indépendance d’indépendant pour travailler dans un club.
On a parfois l’impression que Ducrocq ne croyait pas vraiment que les téléspectateurs seraient suffisamment fascinés par le portrait crédible et profondément plausible du milieu lui-même, alors elle lance un dilemme moral ou deux pour faire monter les enchères. Cela ajoute un peu de drame, mais ce n’est pas vraiment nécessaire étant donné à quel point Calamy envoûtante vit dans le rôle. Mais Calamy peut montrer son étonnante dynamique d’acteur, adepte de la comédie, de l’anxiété, de la rage maternelle et de la coquetterie chaton, le tout en l’espace d’une seule scène.

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
