Le syndrome du dérangement de l’immigration cause des ravages de l’autre côté de la Manche et arrive cette semaine en France, sous la forme d’une querelle titanesque. Le président Emmanuel Macron est accusé par la gauche française d’accepter une loi sur l’immigration si répressive qu’elle a été applaudie par Marine Le Pen. La politicienne de gauche Manon Aubry l’a qualifiée de « la loi la plus raciste que nous ayons jamais vue » en France. Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, a démissionné à cause de cela.
De quoi Macron est-il accusé? Envoie-t-il des demandeurs d’asile en Corée du Nord? Construit-il un mur le long de la frontière franco-italienne? Non. Mais mardi soir, un ensemble d’amendements de centre-droit a transformé un projet de loi sur l’immigration gouvernemental largement retardé et relativement anodin en une liste de slogans de droite.
La plupart de ces amendements sont désagréables et sans intérêt plutôt que méchants. Ce sont des gestes impraticables pour être en accord avec l’opinion d’extrême droite, similaire mais pas aussi extrême que la politique du Rwanda du gouvernement britannique. Le droit automatique à la nationalité française des enfants nés en France de deux parents étrangers devient un peu moins automatique.
Il y avait déjà de la colère envers le projet de loi modifié du côté gauche du parti centriste de Macron et de sa coalition. Le fait que Le Pen votait en faveur du projet de loi a transformé cette colère en misère et en révolte ouverte.
Macron a tenté un acte de d’équilibre périlleux lors d’une interview télévisée hier soir. Il a renié certaines parties de sa propre loi, tel qu’une clause qui obligera les étudiants étrangers non-UE à verser un dépôt en espèces avant de venir en France. Il a demandé au conseil constitutionnel d’écarter le texte de ses pires excès.
En un sens, c’était une grande victoire pour Macron. Mais à quel prix? La réforme des retraites a provoqué des mois de grèves et d’agitation sociale. Et maintenant, la réforme de l’immigration a divisé son propre allié centriste et a offert une victoire médiatique bon marché à Le Pen, ainsi qu’à la gauche. Les réactions exagérément rhétoriques de la gauche à la loi modifiée sont politico-tactiques plutôt que sincèrement morales.
Même si la loi est réduite à quelque chose comme sa forme initiale, les marques Macron et du centrisme sensé ont été endommagées. Son successeur centriste, quel qu’il soit, aura plus de mal à faire appel aux électeurs de gauche dans le second tour en 2027: « Votez pour moi pour bloquer l’extrême droite. »
Contenu important de l’article:
  • La France est secouée par des implications politiques fortes
  • Loi d’immigration controversée approuvée
  • Réactions et conséquences politiques
  • Impact potentiel sur le parti centriste et les futures élections