Linda Reynolds recherche des conseils sur la possibilité d’une saisie des biens en France de Brittany Higgins

L’ancien sénateur du Parti libéral d’Australie, Linda Reynolds, attend des conseils juridiques sur la possibilité d’une saisie de biens en France où réside désormais l’ancienne membre de son équipe, Brittany Higgins, qu’elle poursuit en justice. En effet, Reynolds a intenté un procès en diffamation contre Higgins et son partenaire David Sharaz devant la Cour suprême de l’État pour des publications sur les réseaux sociaux contenant une liste de plaintes à l’encontre de l’ancienne ministre de la Défense.

  • Reynolds envisage une saisie des biens de Higgins et Sharaz qui ont récemment déménagé dans le sud de la France
  • Reynolds attend des conseils juridiques sur la possibilité d’imposer une saisie en France
  • Une médiation entre les parties est prévue devant la Cour suprême d’Australie-Occidentale en mars

Le cabinet de Reynolds a informé les représentants légaux de Higgins de son intention d’émettre un ordre de gel sur les actifs du couple alors que des spéculations circulaient au sujet de leur déménagement en France. Si cet ordre est accordé par la cour, il empêcherait Higgins et Sharaz de vendre leurs actifs jusqu’à la conclusion du procès en diffamation.

Reynolds a déclaré dans un communiqué qu’elle envisageait sa position et attendait des conseils de conseillers juridiques français sur ses droits à faire appliquer un jugement australien contre des biens situés en France. Par ailleurs, Reynolds réclame également des dommages et intérêts au gouvernement de la capitale, Canberra, ainsi qu’à l’ancien chef des procureurs, Shane Drumgold.

  • Reynolds poursuit également le gouvernement du Territoire de la capitale australienne et l’ancien chef des procureurs, Shane Drumgold

En décembre, elle a déposé une plainte affirmant que Drumgold avait accusé la sénatrice de « comportement troublant » lors du procès pour viol de Bruce Lehrmann.

La sénatrice affirme que les publications de Higgins violent un accord de règlement signé en mars 2021, lequel contiendrait une clause de non-dénigrement. Reynolds a déclaré: « Mme Higgins continue à utiliser les médias pour faire des commentaires diffamatoires sur ma conduite malgré l’existence de faits et de preuves contraires et sans tenir compte d’une clause de non-dénigrement à laquelle elle a accepté de se conformer. »

  • Reynolds réclame des dommages et intérêts au gouvernement de Canberra et à Shane Drumgold
  • Lehrmann était accusé d’avoir violé Higgins sur un canapé dans le bureau de Reynolds au Parlement alors qu’ils travaillaient tous deux pour l’ancienne ministre. Il a plaidé non coupable et son premier procès a été abandonné en raison de la faute d’un juré. Les procureurs ont décidé de ne pas demander un deuxième procès en raison de la santé mentale de Higgins. Lehrmann a fermement nié les allégations et maintient son innocence.

    Ainsi, la bataille judiciaire se poursuit, avec des ramifications potentielles jusqu’en France, où les lois sur la diffamation et les accords de règlement peuvent différer.