Les députés français ont adopté le projet de loi controversé du gouvernement sur l’adoption des vaccins après trois jours d’un débat acharné sur l’arrêt et le démarrage.

La législation, qui oblige les gens à être complètement vaccinés pour profiter des activités sociales, sportives et culturelles, a été approuvée à une large majorité à l’assemblée nationale aux petites heures de jeudi matin.

Le projet de loi a été adopté par 214 voix contre 93 et ​​27 abstentions. Il va maintenant être présenté à la chambre haute, le sénat, qui sera débattu lundi.

Les ministres avaient espéré introduire la mesure controversée le 15 janvier, mais le débat parlementaire souvent houleux a été suspendu à deux reprises cette semaine. La loi a d’abord été suspendue lorsque les députés ont voté pour rentrer chez eux lundi peu avant minuit, puis de nouveau mercredi après qu’une dispute a éclaté à propos du langage utilisé par le président, celui d’Emmanuel Macron lorsqu’il a promis de rendre la vie difficile aux personnes non vaccinées.

Alors que plus de 90 % des adultes français ont été complètement piqués, l’un des taux les plus élevés au monde, les 10 % restants – estimés à environ 5 millions de personnes, dont Brigitte Bardot, l’acteur devenu activiste animalier, ont refusé d’avoir le Covid. vaccin.

Jusqu’à présent, ils ont pu utiliser un passe sanitaire (pass sanitaire) qui nécessitait soit une vaccination, soit une guérison du Covid, soit un test Covid négatif pour toute personne de plus de 12 ans pour accéder aux restaurants, bars, musées, théâtres et autres lieux publics. En octobre, le gouvernement a mis fin aux tests Covid gratuits pour les personnes non vaccinées, mais la nouvelle législation va encore plus loin en exigeant que les personnes soient entièrement vaccinées pour accéder à de tels endroits.

Guide rapide

‘Emmerder’ et traduction d’Emmanuel Macron

Montrer

Les députés français adoptent le projet de loi controversé sur le vaccin Covid avec une large majorité | La France - 1

Le choix délibéré d’Emmanuel Macron du mot français emmerder définir sa stratégie pour rendre la vie quotidienne difficile pour les personnes non vaccinées a présenté un défi de traduction en anglais et un débat sur les réseaux sociaux.

Le verbe emmerder – dérivé du mot merde, ou merde – a été critiqué par les opposants politiques de Macron comme vulgaire et inférieur à la réputation d’un président.

Il peut être traduit de plusieurs manières et donne l’impression de créer des problèmes pour quelqu’un. Macron a déclaré dans une interview à un journal qu’il « voulait vraiment » “emmerder” personnes non vaccinées en limitant l’accès à des lieux tels que des restaurants et des cafés.

Il a également été traduit par Macron voulant « faire chier » les non vaccinés, ce qui traduit certainement la vulgarité du mot. Mais Macron a défini sa stratégie comme visant non seulement à mettre en colère les personnes non vaccinées, mais en termes pratiques à rendre leur vie quotidienne difficile, suggérant un sentiment de les mettre « dans la merde ».

Il n’est pas le premier président français à susciter un débat sur la traduction des aspects informels de la langue française. Un autre exemple était celui de Nicolas Sarkozy qui marmonnait « Casse-toi pauvre con » lors d’une foire agricole (ce qui, selon le Guardian, signifiait largement « Perds-toi, connard ».)

Photographie : Ludovic Marin/AFP PISCINE

Merci pour votre avis.

Macron a déclaré que la mesure visait à contraindre les personnes hésitantes à se faire vacciner en restreignant davantage leurs activités quotidiennes. La loi prévoit également de lourdes amendes et des peines de prison pour toute personne surprise en train d’utiliser ou de fournir de faux passeports vaccinaux et pour les établissements qui ne vérifient pas correctement le statut vaccinal des visiteurs. Le pass ne sera pas requis pour les magasins ou les établissements médicaux tels que les hôpitaux et les cliniques.

La vaccination n’est actuellement obligatoire que pour les agents de santé, mais la nouvelle loi l’étendrait à ceux qui travaillent dans des lieux où ils sont en contact avec le public. Macron, qui devrait être réélu en avril, a exclu de rendre le vaccin obligatoire pour tout le monde.

Environ 66 000 personnes ont reçu mercredi leur premier vaccin après les propos controversés du président, le nombre le plus élevé en 24 heures depuis début octobre.

Cas en France

Le Premier ministre, Jean Castex, a déclaré à la chaîne d’information et météo française BFMTV qu’il espérait que le laissez-passer vaccinal pourrait entrer en vigueur le 15 janvier comme prévu initialement et a qualifié la situation de Covid en France de « extrêmement préoccupante ».

Castex a défendu l’utilisation controversée par Macron du verbe « emmerder » (largement traduit par « faire chier ») dans son vœu de faire pression sur les Français qui refusaient de se faire vacciner, affirmant que l’ancien président Georges Pompidou avait utilisé le même mot. Macron a également provoqué la colère des critiques en qualifiant d’irresponsables les personnes non vaccinées, ajoutant: « Quelqu’un d’irresponsable n’est pas un citoyen ».

« Ne jouons pas sur les mots, bien sûr les non vaccinés sont encore [French] citoyens », a déclaré Castex. « Ce que le président a voulu dire, c’est que quand on est citoyen de notre belle république, on a des droits, mais aussi des devoirs. Ça s’appelle le civisme, ça s’appelle le sens des responsabilités.

Jeudi, il a été révélé que Bardot faisait partie de ceux qui faisaient face à la colère de Macron : l’acteur de 87 ans a déclaré qu’elle n’avait pas été vaccinée car elle était « allergique à toutes les substances chimiques ».