Il y a plus de vingt-cinq ans, Hollywood n’a toujours pas résolu le dilemme moral que James Cameron a rencontré en réalisant un film inspiré par des événements et des personnes réels. Qu’est-ce que les réalisateurs doivent aux personnes dont les histoires deviennent la base de leurs succès au box-office? Y a-t-il parfois une ligne qui est franchie entre le désir des réalisateurs de raconter l’histoire la plus divertissante possible et leur responsabilité envers les personnes – vivantes ou décédées – dont ils exploitent les expériences ?


  • La controverse à propos de la représentation de certaines personnes dans des films

  • Des compensations pour les familles offensées par la représentation de leurs proches

  • Des exemples de films controversés

  • Un aperçu des réponses des familles des concernés

  • L’importance de travailler en collaboration avec les sujets ou les familles des sujets du film

L’exemple du film Titanic de Cameron a mis en évidence cette question délicate. La famille de William Murdoch, dont la vie a inspiré le personnage du film, a vivement critiqué la représentation de leur proche au point que le vice-président exécutif de 20th Century Fox s’est rendu à Dalbeattie pour s’excuser. De plus, il a remis un chèque de 5 000 livres en compensation pour la « détresse » causée. Cette controverse a amené Cameron lui-même à reconnaître son erreur dans le commentaire du DVD de Titanic.

D’autres films, tels que May December, Priscilla et Oppenheimer, ont également suscité des critiques de la part des personnes concernées ou de leur famille, remettant en question la représentation de ces personnes dans les films.

Dans cette optique, des scénaristes comme Zach Baylin préfèrent travailler étroitement avec les sujets ou les familles des sujets de leurs films. Cette approche est également adoptée par des réalisateurs tels que Bradley Cooper, JA Bayona et Ava DuVernay, dont les films ont été réalisés en étroite collaboration avec le sujet ou les familles des sujets.

Dans l’ensemble, Hollywood semble évoluer vers une approche de travail plus étroit avec les personnes concernées, plutôt que de simplement exploiter leurs histoires, ce qui pourrait être une indication de l’évolution de l’industrie cinématographique. Cependant, cette question de ce que les réalisateurs doivent à leurs sources d’inspiration réelles est susceptible de susciter des débats intarissables, comme le suggère le thème de la chanson de Titanic.