Le roi Charles allume la flamme à la tombe du Soldat Inconnu à l’Arc de Triomphe à Paris avant de descendre les Champs-Élysées avec Emmanuel Macron au début d’une visite d’État de trois jours. À l’Arc de Triomphe, le roi de 74 ans et le président de 45 ans ont commémoré les sacrifices communs de la Grande-Bretagne et de la France ainsi que leur coopération militaire continue avant le 80e anniversaire du débarquement du Jour J de l’année prochaine. Il s’agissait d’une démonstration d’amitié visant à montrer la réinitialisation positive des relations franco-britanniques après l’effondrement presque total de la confiance pendant les années de Boris Johnson après le Brexit.

Le point central de la visite du roi devait être le fastueux banquet d’État prévu mercredi soir au Palais de Versailles, dans la galerie des Glaces, la célèbre galerie du XVIIe siècle construite par le « Roi Soleil » Louis XIV pour projeter la puissance et la majesté de la monarchie française.

La liste des invités, établie par le bureau de Macron, comprenait le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger, l’acteur britannique Hugh Grant, l’actrice et chanteuse française Charlotte Gainsbourg et l’actrice franco-britannique Emma Mackey. Seront également présents le PDG de l’empire français du luxe LVMH, Bernard Arnault, l’homme d’affaires et fondateur du groupe télécoms français Iliad, Xavier Niel, ainsi que le premier ministre français et plusieurs ministres du gouvernement français.

Le menu, élaboré par des chefs étoilés français et accepté par Buckingham Palace, devait comporter en entrée une langouste bleue et du crabe préparés par la cheffe Anne-Sophie Pic, qui a déclaré s’être inspirée des goûts de Louis XIV. Le plat principal devait être une volaille marinée au champagne accompagnée d’un gratin de champignons français Cèpe. Le dessert, concocté par le pâtissier Pierre Hermé, était une réinvention de son fameux macaron français avec sorbet de litchi et de rose et compote de framboises.

Le roi devait faire un toast avant le dîner en hommage à sa mère, feu la reine Elizabeth II, qui avait déjeuné dans la même salle à Versailles lors de sa première visite d’État en France en 1957.

Macron a offert au roi un exemplaire de la première édition du roman « Les Racines du Ciel » de Romain Gary, choisi pour sa référence à la protection des animaux et de la biodiversité, ainsi qu’une médaille pour son travail sur l’environnement.

Le roi Charles, qui effectue sa 35e visite en France, et la reine Camilla ont atterri à l’aéroport d’Orly à bord d’un vol de British Airways et ont été accueillis sur un tapis rouge par la première ministre Élisabeth Borne. Leur mode de transport différait de celui d’Elizabeth II, qui s’était rendue à Paris en train Eurostar en 2004 et 2014.

Le roi et la reine ont été conduits de l’aéroport dans leur propre Bentley, transportée depuis le Royaume-Uni. Mais le roi a accompagné Macron sur les Champs-Élysées dans la Citroën DS7 présidentielle décapotable accompagnée de 136 chevaux de la garde républicaine.

Le voyage du roi est considéré comme la suite du « soft power » de l’initiative de Rishi Sunak visant à réparer les relations gravement endommagées entre Paris et Londres lors d’un sommet franco-britannique plus tôt cette année, qui a abordé des problèmes tels que la crise des personnes risquant leur vie pour traverser la Manche en petites embarcations.

Les points importants de l’article :
– Le roi Charles allume la flamme à la tombe du Soldat Inconnu à l’Arc de Triomphe à Paris.
– Le roi et le président Macron commémorent les sacrifices communs de la Grande-Bretagne et de la France.
– Prochaine célébration du 80e anniversaire du débarquement du Jour J.
– Rétablissement de la relation franco-britannique après le Brexit.
– Banquet d’État prévu au Palais de Versailles.
– Liste des invités, dont Mick Jagger, Hugh Grant et Charlotte Gainsbourg.
– Menu prévu pour le banquet, inspiré des goûts de Louis XIV.
– Cadeau offert par Macron au roi : première édition du roman « Les Racines du Ciel » de Romain Gary et une médaille pour son travail sur l’environnement.
– Mode de transport du roi différent de celui de la reine Elizabeth II lors de ses visites en France.
– Rôle de Rishi Sunak dans la réparation des relations entre Paris et Londres.