Peter (Scott Haran) est un ancien prodige des échecs qui, de nos jours, n’excelle plus vraiment dans rien en particulier, si ce n’est peut-être sa capacité à se fondre dans le décor. Une carte d’anniversaire lui est remise au bureau pour qu’il la signe – pour son propre anniversaire. Aucun de ses collègues ne sait qui il est, et la carte est remplie de messages polis et anodins. Mais il découvre qu’il existe un domaine dans lequel son anonymat pourrait être un atout plutôt qu’un handicap : il est recruté dans le monde des Spectateurs, un univers parallèle rempli de types gardiens invisibles dont le travail consiste à guider ou à influencer imperceptiblement leurs protégés pour qu’ils fassent de meilleurs choix de vie. Ils sont tous, à leur manière, aussi banals que Peter, d’où leur sélection pour le rôle de spectateurs.

Il y a une énergie accrocheuse dans cette comédie de science-fiction britannique qui compense ses limites de micro-budget. Le concept fait partie de l’arbre généalogique cinématographique d’une science-fiction excentrique et métaphysique qui inclut des films tels que Cold Souls, The Adjustment Bureau et Another Earth. On retrouve également une forte influence de la comédie britannique dans son ADN, rappelant des œuvres telles que Red Dwarf et The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy dans sa volonté de juxtaposer les tracas quotidiens et triviaux de la vie avec une perception plus vaste de l’univers. Il y a quelque chose de bien aussi dans l’accent mis par le film sur les perdants discrets de la vie, à une époque où les personnalités les plus bruyantes et énergiques semblent être prédéstinées à être récompensées dans l’économie de l’attention. Cela rappelle presque le mouvement informel de la mumblecore du début des années 2000.

Principalement tourné dans l’est de Londres, ce modeste film n’a visiblement pas beaucoup d’argent à dépenser, mais il cherche à prouver que vous n’avez pas besoin de beaucoup d’argent pour avoir une idée raisonnablement intéressante et faire un divertissant film. La science-fiction est souvent considérée comme un genre coûteux, mais cela n’est pas nécessairement vrai ; cet effort à micro-budget prouve que se tourner vers des effets spéciaux charmants et peu coûteux peut se révéler tout aussi captivant – voire plus – que de dépenser des milliards pour créer un enchaînement sans âme de pixels aléatoires au service de la dernière aventure de super-héros préfabriquée.

The Bystanders sort le 3 novembre dans les cinémas britanniques.

Points importants de l’article :

  • Peter, un ancien prodige des échecs, est recruté dans un univers parallèle appelé « Bystanding », où il devient un gardien invisible.
  • Cette comédie de science-fiction britannique a un ton énergique qui compense ses limites de micro-budget.
  • Le film s’inscrit dans la lignée d’autres œuvres de science-fiction métaphysique et excentrique.
  • Il présente également des influences de la comédie britannique, juxtaposant les banalités de la vie quotidienne avec une vision plus vaste de l’univers.
  • Un accent est mis sur les personnages marginaux et discrets de la société.
  • Tourné principalement à l’est de Londres, le film prouve que la science-fiction n’a pas besoin de gros budgets pour être captivante.
  • Sortie du film prévue le 3 novembre dans les cinémas britanniques.