Emmanuel Macron essuie une pluie de critiques de tous bords après une conférence de presse marathon visant à redynamiser son deuxième mandat turbulent.

Le président français est accusé d’utiliser le playbook de l’extrême droite juste une semaine après avoir nommé Gabriel Attal, 34 ans, plus jeune premier ministre du pays, et avoir composé un gouvernement orienté vers le centre-droit.

Le mandat d’Attal a commencé dans la tourmente, avec la colère de ceux du centre-gauche du parti de Macron qui sont irrités que huit des 14 nouveaux ministres viennent de l’opposition Les Républicains, y compris la ministre de la Culture, Rachida Dati.

Mercredi matin, Dati, qui est également maire du 7e arrondissement – le district le plus cher de Paris – a annoncé qu’elle se présenterait aux élections municipales pour devenir maire de Paris en 2026.

  • Des critiques sur la composition du gouvernement
  • La polémique autour de la nomination de la ministre de l’Éducation
  • Le discours de Macron centré sur les valeurs civiques et la sécurité
  • Les réactions critiques des partis d’opposition
  • L’avance de Macron dans les sondages

Une controverse surgit également autour de la nomination d’Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l’Éducation, qui a envoyé ses trois enfants dans une école catholique traditionnaliste privée à Paris, provoquant une crise qui a dominé les manchettes.

Lors de la conférence de presse du mardi soir à l’Élysée, qui a duré deux heures et a été diffusée en direct sur six chaînes, Macron a parlé de “la France restant la France”, un slogan emprunté au candidat présidentiel de l’extrême-droite, Éric Zemmour.

Outre l’éducation, le président, dont le parti Renaissance est menacé d’une défaite aux élections européennes de juin, s’est concentré sur la sécurité, l’aide aux entreprises en réduisant la paperasserie et en réduisant les impôts pour les familles à revenu moyen.

Le président a également indiqué qu’il envisageait de restreindre l’utilisation de la télévision, des téléphones et des ordinateurs par les enfants.

Les élections européennes sont un point d’achoppement pour Macron, dont le parti est à la traîne, et les récentes critiques de l’opposition ainsi que la guerre en Ukraine ajoutent à la pression politique sur le président français.