Les tensions sont vives entre l’Iran et la France à l’approche des cérémonies de remise des prix des droits de l’homme, alors que les familles de Mahsa Amini et de la célèbre militante des droits de l’homme Narges Mohammadi se voient confrontées à des obstacles. Amini, 22 ans, décédée en garde à vue en 2022, devait recevoir le prix Sakharov pour la liberté de pensée décerné par l’Union européenne. Cependant, sa famille a été interdite de quitter l’Iran pour se rendre en France à la cérémonie, malgré la possession de visas valides pour voyager. La famille de Mohammadi, quant à elle, a signalé qu’elle était en grève de la faim avant la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix à Oslo. Face à ces difficultés, les enfants jumeaux de Mohammadi prévoient de recevoir le prix en son nom, en lisant un discours que leur mère a réussi à faire sortir de sa cellule. Ces événements mettent en lumière les défis considérables auxquels sont confrontées les femmes qui luttent pour leurs droits en Iran.

  • La famille d’Amini a été interdite de quitter l’Iran pour recevoir le prix Sakharov
  • Les enfants jumeaux d’Amini vont représenter leur mère à la cérémonie
  • La famille de Mohammadi a signalé qu’elle était en grève de la faim avant la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix
  • Les difficultés rencontrées mettent en évidence les défis pour les femmes militant pour leurs droits en Iran

Ces développements sont intervenus après des mois de protestations consécutives à la mort d’Amini en garde à vue, une répression brutale des autorités ayant causé la mort de plus de 500 personnes et l’arrestation de près de 20 000 autres. Ces mouvements de protestation ont depuis été largement réprimés. Dans un contexte de restrictions strictes imposées par les autorités iraniennes, les avocats des familles se sont exprimés sur la situation en dénonçant cette tentative délibérée d’empêcher ces victimes de communiquer avec la communauté internationale.

  • Les manifestations suscitées par la mort d’Amini ont été brutalement réprimées par les autorités
  • Les avocats des familles dénoncent les tentatives délibérées d’empêcher ces victimes de communiquer avec la communauté internationale

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a appelé à ce que la famille d’Amini puisse assister à la cérémonie de remise du prix Sakharov, affirmant que leur place était aux côtés des femmes courageuses d’Iran pour recevoir ce prestigieux prix dans la capitale européenne. Pendant ce temps, la famille de Mohammadi a confirmé qu’elle était en grève de la faim en solidarité avec une minorité religieuse persécutée en Iran, visant à attirer l’attention sur la situation de cette communauté. Les multiples grèves de la faim de Mohammadi et ses antécédents de militantisme contre l’oppression des femmes en Iran ont été salués par la distinction du prix Nobel de la paix.

  • Les appels se multiplient pour que la famille d’Amini puisse assister à la cérémonie de remise du prix Sakharov
  • La grève de la faim de Mohammadi vise à attirer l’attention sur la situation d’une minorité religieuse persécutée en Iran

L’Associated Press et Agence-France Presse ont contribué à ce rapport