Titre: Un documentaire poignant sur la vie des résidents d’un ancien sanatorium géorgien

Le réalisateur George Varsimashvili et Jeanne Nouchi ont réalisé un documentaire nostalgique qui observe la vie des résidents de l’ancien sanatorium délabré et élégamment décrépit du titre, situé en Géorgie. Autrefois un hôtel de villégiature soviétique splendide avec un nom typiquement socialiste célébrant l’industrie et le travail, le Metalurg abrite depuis 30 ans des réfugiés originaires d’Abkhazie, un site d’une guerre par procuration entre la Géorgie et les forces pro-russes. Comme le Nagorno-Karabakh à l’est de l’Azerbaïdjan, qui a récemment fait les gros titres, le conflit abkhaze trouve ses racines dans l’effondrement de l’Union soviétique et est attisé par les ambitions néo-impérialistes de Poutine. Mais vous n’avez pas besoin de connaître tous ces détails pour trouver ce film émouvant alors qu’il explore le sentiment sans fin de déplacement, de nostalgie et de mélancolie vécu par les résidents du Metalurg.

  • Le Metalurg est un ancien sanatorium en Géorgie, autrefois un hôtel de villégiature soviétique.
  • Il abrite depuis 30 ans des réfugiés originaires d’Abkhazie, qui a été le théâtre d’une guerre entre la Géorgie et des forces soutenues par la Russie.
  • Le film explore le déplacement, la nostalgie et la mélancolie des résidents.
  • La plupart des hommes ont quitté le Metalurg, ne laissant que des mères célibataires, des veuves et des enfants.
  • Les résidents partagent leur vie quotidienne, essayant de maintenir un semblant de normalité malgré leur situation précaire.
  • Des couples nouvellement mariés viennent régulièrement se faire prendre en photo dans les anciennes salles de bal du sanatorium.
  • Le film montre les résidents qui rêvent d’échapper au Metalurg et de trouver un abri sûr dans des logements en béton de type brutaliste.

Progressivement, il apparaît que la plupart des hommes sont partis depuis longtemps et que la majorité des résidents sont des mères célibataires, des veuves et des enfants. Une femme partage un lit avec son fils de 10 ans passionné de football et travaille dans un jardin municipal qui ne paie pas bien mais lui permet de passer du temps avec lui. En retour, il aime clairement sa maman mais aspire à la compagnie d’autres enfants et passe les heures solitaires de ses journées d’été à poursuivre un ballon à moitié dégonflé dans le grand escalier de l’hôtel. Une autre résidente âgée, confuse en raison de la démence, s’est vu proposer un autre logement dans la ville voisine mais revient sans cesse au Metalurg en pensant que sa prochaine étape sera sa ville natale en Abkhazie.

Entre-temps, un flux constant de jeunes couples mariés continue d’arriver pour se faire prendre en photo dans les salles de bal vides ou sous les immenses lustres, la lumière tombant de manière photogénique sur le parquet écaillé. Apparemment, les jeunes mariés trouvent une certaine romance dans la splendeur fanée du sanatorium, mais à travers l’objectif des réalisateurs du documentaire, les poses et les simagrées pour les caméras semblent surréalistes. Les résidents observent de loin, discutant de quel couple est le plus attirant de la journée et se remémorant les moments plus heureux vécus des années plus tôt chez eux, comme le moment où l’un d’entre eux a aperçu Jean-Claude Van Damme lors d’un festival de cinéma local.

C’est tellement triste à en mourir qu’il est énormément soulagé de voir certaines familles quitter le Metalurg et trouver un refuge sûr dans des immeubles de grande hauteur de style brutaliste situés à l’autre bout de la ville, où il y a au moins d’autres enfants avec qui jouer.

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