L’ex-femme du tueur en série français Michel Fourniret a décrit comment il s’est mis dans une colère noire et a battu une étudiante britannique, Joanna Parrish, après avoir découvert qu’elle avait un petit ami.

Au cours du procès, Monique Olivier, âgée de 75 ans, a avoué que son rôle dans l’assassinat de Parrish était « monstrueux … impardonnable ». Elle a avoué que Fourniret avait ensuite violé et étranglé la jeune fille de 20 ans avant de jeter son corps dans une rivière.

Elle a été photographiée au tribunal en train de baisser la tête après avoir vu le visage meurtri de Parrish. Elle a exprimé ses regrets, décrivant les actes commis par son mari et elle-même comme « monstrueux et impardonnables ».

Olivier est jugée pour complicité dans le meurtre de Parrish, d’une étudiante française de 18 ans, Marie-Angèle Domèce, et d’Estelle Mouzin, qui avait neuf ans.

Elle a déclaré que Fourniret, son mari, les avait persuadées, elle et Parrish, de monter dans leur van en prétextant vouloir des leçons d’anglais pour leur fils. Parrish avait placé une petite annonce dans le journal local offrant ses services de soutien scolaire pour financer une visite à son petit ami, Patrick Proctor.

Olivier a raconté comment Fourniret avait utilisé l’histoire des leçons d’anglais comme prétexte pour enlever Parrish et qu’elle-même avait servi d’appât pour rassurer la jeune fille.

Elle a également décrit comment Fourniret l’avait interrogée sur sa virginité et sa situation amoureuse, et comment ces questions l’avaient poussé à commettre les actes qu’il a commis. Elle a affirmé qu’elle était restée à l’avant du van pour ne pas assister à l’agression, affirmant qu’elle avait entendu des cris sans se retourner.

Après un examen médico-légal, le corps nu de Parrish a été retrouvé dans la rivière Yonne, quelques kilomètres au nord d’Auxerre le lendemain matin. Olivier a continué à nier avoir joué un rôle dans le meurtre des deux autres victimes de Fourniret et a affirmé ne pas savoir où leurs corps ont été enterrés.

Les familles des victimes se sont montrées bouleversées par les révélations d’Olivier lors du procès. Les parents de Parrish ont quitté la salle d’audience en détresse. Le père a qualifié le meurtrier de sa fille de « psychopathe narcissique », critiquant également l’enquête policière qui n’a pas pris en compte les précédentes condamnations de Fourniret pour des crimes sexuels.

Fourniret a été libéré de prison en 1987 après une condamnation pour viols et agressions sexuelles sur des mineurs, et a commis ses premiers meurtres peu après. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour un total de huit meurtres et avait été inculpé dans les affaires Parrish, Domèce et Mouzin, mais il est décédé en 2021 avant d’être jugé. Olivier, quant à elle, purge une peine de prison à perpétuité pour son rôle dans cinq des meurtres.