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<br /> <h1>Enfants et personnes âgées torturés dans une prison militaire en Syrie, révèle un tribunal de Paris</h1><br />
<br /> <p>Un tribunal de Paris a révélé que des enfants et des personnes âgées ont été torturés dans une prison militaire en Syrie. Les horreurs perpétrées dans cet établissement ont choqué la communauté internationale.</p><br />
<br /> <h2>Points importants:</h2><br /> <ul><br /> <li>Les tortures ont eu lieu dans une prison militaire en Syrie</li><br /> <li>Des enfants et des personnes âgées ont été victimes de ces actes barbares</li><br /> <li>Le tribunal de Paris a dévoilé ces horreurs</li><br /> <li>La communauté internationale est indignée</li><br /> </ul><br />
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Audience française choquée par les révélations au procès des officiers syriens

  • Les témoins racontent les tortures subies par les enfants et les personnes âgées considérés comme ennemis du régime syrien
  • Les trois officiers accusés d’implication dans la mort de deux ressortissants franco-syriens
  • Le procès met en lumière la volonté des États européens de poursuivre les crimes contre l’humanité
  • Les témoins décrivent la violence infligée aux prisonniers au centre de détention de Mezzeh
  • Les fichiers de César, contenant des milliers de photos de victimes de la répression syrienne, présentés au tribunal

Le procès à Paris des trois hauts gradés syriens, accusés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, a révélé des témoignages poignants sur les tortures infligées aux prisonniers considérés comme ennemis du régime de Bachar al-Assad. Les accusés, Ali Mamlouk, Jamil Hassan et Abdel Salam Mahmoud, sont jugés par contumace pour leur rôle présumé dans l’arrestation, la torture et la mort de Patrick Dabbagh, un étudiant de 20 ans, et de son père, âgé de 48 ans.

Ce procès historique en France souligne l’engagement des États européens à poursuivre les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le génocide en vertu du principe de compétence universelle. Les témoins ont décrit les conditions inhumaines dans lesquelles les prisonniers étaient détenus au centre de détention de Mezzeh, où des enfants de 10 ans auraient été torturés.

Les fichiers de César, contenant des milliers de photos de victimes de la répression en Syrie, ont été présentés au tribunal, confirmant l’ampleur des atrocités commises. Les témoins ont raconté les tortures infligées aux prisonniers, dont des chocs électriques aux parties génitales, des brûlures de cigarettes sur le corps, et des pendaisons prolongées.

La guerre civile en Syrie, qui a débuté en 2011, a entraîné la mort de plus de 15 000 personnes torturées par les forces de renseignement. Ce procès met en lumière l’importance de la justice universelle pour les familles des disparus en Syrie depuis une décennie.

Plus de 230 000 civils, dont 30 000 enfants, ont été tués dans le conflit en Syrie

Selon le Réseau syrien pour les droits de l’homme, plus de 230 000 civils, dont 30 000 enfants, ont été tués dans le conflit en Syrie.

La réhabilitation d’Assad dans le monde arabe

Assad a été réhabilité dans le monde arabe au cours des 12 derniers mois, invité à des sommets de la Ligue arabe et à des réunions avec d’autres dirigeants régionaux.

Un mandat d’arrêt international pour Assad

En novembre de l’année dernière, la France a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre d’Assad pour l’utilisation d’armes chimiques contre des civils.

Des accusés de haut rang proches d’Assad seront jugés

Trois autres personnes, dont le frère d’Assad, Maher, ont également été inculpées pour l’utilisation de gaz sarin lors de deux attaques en 2013 ayant tué plus de 1 000 personnes, dont des centaines d’enfants. Des procès de Syriens ont eu lieu aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suède, mais c’est la première fois que des personnalités aussi haut placées proches d’Assad seront tenues pour responsables.

La justice universelle en action

La France a mis en place une unité spécifique pour les crimes de guerre en 2012, mais jusqu’à présent, le principe de justice universelle était contraint par la nécessité pour l’accusé ou la victime d’avoir un lien tangible avec la France, par la nationalité ou la résidence.

Un appel à la justice internationale

Obeida a ajouté : « Je n’ai jamais renoncé à me battre pour qu’ils sachent ce qui leur est arrivé … ils sont des symboles de la répression dans un pays qu’ils aimaient, ils n’ont jamais voulu partir. Ils auraient pu venir en France mais ils ne le voulaient pas. Ils voulaient vivre en Syrie. Le destin en a décidé autrement. J’espère que la communauté internationale pourra un jour traduire en justice le chef de ce pays. »