Le programme des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) est confronté à une crise de confiance depuis les allégations d’Israël selon lesquelles au moins 12 membres du personnel étaient impliqués dans l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre. Philippe Lazzarini, le directeur de l’agence, a commandé une enquête indépendante sur ces allégations, craignant une crise de financement suite au retrait massif des donateurs, dont le Royaume-Uni et l’Espagne.

L’ancienne ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a été désignée pour diriger cette enquête, en collaboration avec trois instituts de réflexion scandinaves. Son objectif est de restaurer la confiance dans l’organisation en publiant un rapport préliminaire en mars 2024 et un rapport final en avril de la même année.

Les donneurs internationaux et Israël lui-même mettent en doute la neutralité de l’UNRWA en raison de son recrutement de personnel et de ses liens avec le Hamas. Cependant, le Royaume-Uni, tout en suspendant temporairement son financement, insiste sur l’importance vitale du travail de l’UNRWA pour le bien-être de millions de réfugiés. La menace de cessation des opérations par l’UNRWA si les financements ne reprennent pas inquiète fortement les habitants de la région.

En parallèle à l’enquête indépendante menée par Catherine Colonna, l’ONU a également engagé une enquête interne sur les accusations spécifiques d’Israël. L’Union européenne soutient l’UNRWA mais a demandé un audit pour vérifier la validité des allégations. Le commissaire européen aux Affaires étrangères, Josep Borrell, a souligné l’importance humanitaire du travail de l’UNRWA pour des millions de personnes dans toute la région.