Leon Gautier, le dernier membre survivant de l’unité de commandos français qui a débarqué le jour J aux côtés des troupes alliées pour commencer la libération de la France, est décédé lundi. Il avait 100 ans.
Gautier était l’un des 177 bérets verts français qui ont pris d’assaut les plages de Normandie défendues par les forces d’Hitler en 1944. Le président français Emmanuel Macron a décrit Gautier et ses camarades comme des « héros de la libération ». « Nous ne l’oublierons pas », a écrit Macron sur Twitter.
Le mois dernier, Gautier a remis son béret vert à un commando marine étudiant lors d’une cérémonie de fin de stage à Colleville-Montgomery, près de l’endroit où il avait débarqué sur la plage de Sword Beach sous un feu ennemi à l’âge de 21 ans. Lors de cette cérémonie émouvante, le jeune marin s’est agenouillé pour permettre à Gautier de redresser son béret.
Gautier est né le 27 octobre 1922 dans le village breton de Fougères et a grandi parmi les amères souvenirs de la Première Guerre mondiale. Il se trouvait à bord des derniers navires de guerre français à avoir navigué vers la Grande-Bretagne pour rejoindre les Forces françaises libres du général Charles de Gaulle alors que les Allemands progressaient dans la moitié nord de la France en 1940.
Le 6 juin 1944, jour J, Gautier et ses camarades de l’unité de commandos Kieffer faisaient partie des premières vagues de troupes alliées à prendre d’assaut les plages fortement défendues de la France occupée par les nazis, lançant la libération de l’Europe occidentale.
Dans l’énorme force d’invasion composée principalement de soldats américains, britanniques et canadiens, les commandos du Capitaine Philippe Kieffer ont assuré que la France avait elle aussi des exploits dont elle pouvait être fière, après l’infamie de son occupation par les nazis.
« Pour nous, c’était spécial. Nous étions heureux de rentrer chez nous. Nous étions à la tête du débarquement. Les Britanniques nous ont laissé passer quelques mètres devant, ‘à vous les Français’, ‘après vous' », se souvient Gautier. « Pour nous, c’était la libération de la France, le retour en famille ».
Les commandos ont débarqué avec quatre jours de ration et de munitions, soit 30 kg au total. Ils se sont précipités sur la plage avec leurs lourds sacs et ont passé 78 jours consécutifs sur le front, en de moins en moins grand nombre. Sur les 177 qui ont débarqué le matin du 6 juin, seulement une vingtaine ont échappé à la mort ou aux blessures, Gautier étant parmi eux.
Leur objectif initial était un bunker fortement fortifié. Bien que le point fort ne se trouvait qu’à quelques kilomètres, ils ont mis quatre heures de combat pour l’atteindre et le prendre. Sur la plage, ils ont coupé les barbelés sous une pluie de balles.
« On nous tirait dessus, mais nous aussi nous tirions », se rappelle Gautier. « Quand nous sommes arrivés près des murs des bunkers, nous avons lancé des grenades par les fentes ».
Plus tard, il s’est blessé à la cheville gauche en sautant d’un train et a été contraint de rester à l’écart du reste de la guerre. Sa cheville est restée douloureusement enflée pour le reste de sa longue vie.
Après la guerre, Gautier a consacré une grande partie de sa vie à veiller à ce que les leçons de la guerre ne soient pas oubliées en donnant des interviews, en participant à des commémorations et en aidant à mettre en place le musée d’Ouistreham qui rend hommage aux commandos français qui ont contribué à libérer la Normandie. Des décennies plus tard, il luttait encore avec la violence de la guerre.
« La guerre est une misère. Il n’y a pas si longtemps, et peut-être trouvez-vous cela idiot, mais je pensais ‘peut-être ai-je tué un jeune garçon, peut-être ai-je rendu des enfants orphelins, peut-être ai-je rendu une femme veuve ou fait pleurer une mère' », a-t-il déclaré. « Je ne voulais pas ça. Je ne suis pas un mauvais homme. Tu tues un homme qui ne t’a rien fait. C’est la guerre et tu le fais pour ton pays ».
Points importants de l’article:
– Leon Gautier, dernier survivant de l’unité de commandos français du jour J, est décédé à l’âge de 100 ans.
– Gautier était l’un des 177 bérets verts français qui ont débarqué sur les plages de Normandie le 6 juin 1944.
– Le président français Emmanuel Macron a décrit Gautier et ses camarades comme des « héros de la libération ».
– Gautier a remis son béret vert à un commando marin lors d’une cérémonie de fin de stage.
– Gautier a dédié sa vie après la guerre à préserver la mémoire de celle-ci.

Grand fan de mangas et d’animes, je n’aime bien écrire qu’à propos de ses sujets, c’est pour ca que j’écris pour 5 minutes d’actus. Au quotidien de décortique, donne mes avis sur les différents épisodes et chapitres des mangas que j’aime lire.
