Un réalisateur primé, Daniel Kokotajlo, avait marqué les esprits il y a cinq ans avec son premier long métrage audacieux, Apostasy, qui se déroulait dans un monde religieux clos. Voici sa suite divertissante mais franchement plus générique, adaptée du roman d’Andrew Michael Hurley. Il est présenté comme un film d’horreur folk contemporain, mais il frôle la parodie d’école de cinéma et le terme « contemporain » renvoie à l’époque de The Wicker Man au début des années 70 – un monde britannique de velours côtelé marron, de voitures Austin 1100, sans chauffage central, avec des habitants étranges et une sinistre obscurité qui s’immisce de manière persistante dans la campagne. Le film oscille entre le terrifiant et le ridicule, et pourtant, sans cette étrange saveur du ridicule, les moments effrayants ne signifieraient pas grand-chose.

Matt Smith et Morfydd Clark, deux présences à l’écran très puissantes et redoutables, interprètent Richard et Juliette, un couple malheureux qui, selon la tradition bien établie de Ne vous retournez pas, est confronté à une tragédie familiale avec leur jeune fils. Juliette se laisse influencer par une mystérieuse femme du coin (qui n’est pas aveugle), tandis que Richard se jette obsessionnellement dans son travail.

Richard est un archéologue qui a déménagé sa famille de la grande ville dans la maison de son père défunt dans les landes du Yorkshire : un endroit désolé où il a grandi, avec le nom immanquablement sinistre de Starve Acre. Juliette a aimablement suivi ce nouveau déménagement, pensant que la campagne saine serait bonne pour leur fils. Rien, bien sûr, ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Richard devient de plus en plus préoccupé par les fouilles sur le site d’un chêne disparu sur sa propriété, un lieu d’une grande importance et le centre de mythes sur un diable folklorique local, dont on parle en chuchotant, par un voisin, Gordon – une performance musclée et directe de Sean Gilder. Richard rumine sur les papiers de son père défunt et sur les souvenirs retrouvés des obsessions abusives de cet homme.

En plus d’une musique assourdissante, des gros plans inquiétants sont réalisés sur la végétation occulte et sur la force supposée qui, à travers la mèche verte, nourrit la fleur des ténèbres. Dans une boîte de son père, Richard découvre les os d’un lièvre qui commence à se décomposer pour prendre vie sous forme satanique, peut-être inspiré par le classique Donnie Darko de Richard Kelly. Les opinions peuvent diverger quant à la façon dont cette créature enfantine artificielle – créée avec des effets numériques et des maquettes – est réellement effrayante ou intéressante, compte tenu de l’importance qui lui est accordée (le film récent de Valdimar Jóhannson, Lamb, a traité ces idées de manière un peu plus intéressante). Je dois admettre qu’il y a un effet de surprise efficace et rétro au début du drame, lorsque Juliette s’endort devant une adaptation des années 60 de Hamlet à la télévision, après avoir critique avec humour la performance de Michael Caine en tant qu’Horatio, et se réveille avec le bruit strident du sifflement du bruit blanc.

Smith et Clark, à la tête d’une distribution de soutien très compétente, maintiennent le film sur un plan dramatique équilibré, avec des performances intelligentes et bien réfléchies qui insufflent de la vie à des tropes familiers.

Points importants de l’article :

– Daniel Kokotajlo, réalisateur primé, présente une suite divertissante mais générique à son premier film, Apostasy.
– Le film est adapté du roman d’Andrew Michael Hurley et se déroule dans un monde religieux clos.
– Il est qualifié de film d’horreur folk contemporain, mais se rapproche de la parodie d’école de cinéma.
– L’histoire se déroule dans les années 70 en Angleterre, avec une ambiance sinistre et des éléments folkloriques.
– Matt Smith et Morfydd Clark jouent un couple malheureux confronté à une tragédie familiale.
– Le mari devient obsédé par des fouilles sur le site d’un arbre disparu sur leur propriété.
– Le film oscille entre le terrifiant et le ridicule, avec des moments effrayants et des touches d’humour.
– La performance des acteurs principaux, ainsi que du reste de la distribution, est saluée pour avoir insufflé de la vie aux personnages familiers.
– La musique et la mise en scène contribuent à l’atmosphère inquiétante du film.