Critique : Road trip américain en style indie - Film - 1

Un cadeau mystérieux de son père absent

TJ (Finn Haney) vient de fêter ses 18 ans lorsque qu’un étranger mystérieux se présente avec un cadeau de la part de son père absent. Ce cadeau se révèle être les clés d’une décapotable de 1968; une belle surprise, mais peut-être plus belle si la voiture n’était pas en train de tomber en morceaux et si elle n’avait pas une boîte en forme de cercueil soudée au plancher du coffre. Il reçoit également une heure et une adresse à des centaines de kilomètres de distance, indiquant quand et où il retrouvera son père après de nombreuses années. C’est le début d’un road trip sentimental et assez discret suivant une structure d’odyssée classique, à la manière de celles réalisées en masse lors du boom du cinéma indépendant américain des années 1990.

Un voyage émotionnel authentique

Il y a quelque chose de rafraîchissant (ou dépassé, selon les préférences personnelles) à voir un film aujourd’hui avec un personnage principal adolescent aussi sincère. TJ, avec son optimisme naïf tempéré par la douleur du rejet parental, rappelle des personnages comme Dawson, celui de la série éponyme. Comme Dawson, il aspire à devenir réalisateur, et des phrases comme « Chacun a son propre chemin à suivre et le mien est là où PTA le dit, » sont bien sûr un peu gênantes. Mais vous savez quoi? Les adolescents le sont aussi; trop peu de jeunes à l’écran sont authentiquement ringards. Cela ne fonctionnerait cependant pas si cela n’était pas équilibré avec la vérité émotionnelle des sentiments de TJ envers son père, qui ne sont pas embarrassants mais bruts et douloureux: « Il ne m’a même pas appelé. Il ne me voulait tout simplement pas. »

Une conclusion qui laisse un peu à désirer

Les choses se compliquent un peu (pas littéralement) dans la dernière partie, lorsque la boîte mystérieuse dans le coffre est enfin ouverte. Il est souvent difficile que les réponses contenues dans ce genre de dispositifs narratifs soient aussi satisfaisantes que les questions posées, et c’est ce qui se produit ici. Voici un film où il vaut mieux voyager avec espoir qu’arriver à destination, mais le voyage est assez agréable.

  • What We Find on the Road est disponible sur les plateformes numériques à partir du 18 novembre.
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