Le réalisateur Pierre Morel se trompe vraiment avec cette comédie d’action stupide, grossière et pas du tout divertissante. L’idée n’est pas si mauvaise : il s’agit d’un ancien soldat des forces spéciales américaines pris dans un coup d’État en Amérique du Sud après avoir été engagé comme garde du corps pour un journaliste. On pourrait imaginer Armando Iannucci exploiter les possibilités satiriques, ou un cinéaste plus sérieux s’immerger dans les eaux troubles morales, à la manière de John le Carré. Au lieu de cela, Morel, travaillant avec un scénario de Jacob Lentz, gaspille le concept de base, sans parler du temps passé à la salle de sport par John Cena pour avoir le physique d’un dieu grec.

  • Cena joue Mason Pettits, un vétéran de l’armée en difficulté avec la vie après l’armée et ennuyé par sa nouvelle carrière qui ne mène nulle part en tant qu’avocat.
  • Il est facilement persuadé de voler vers la Paldonia fictive, où sa cliente est Claire Wellington (Alison Brie), une journaliste ambitieuse qui a décroché le scoop du siècle : un entretien en tête-à-tête avec le dictateur le général Venegas (Juan Pablo Raba).
  • Les véritables méchants s’avèrent être des sociétés mondiales avides qui manipulent la situation en coulisses dans ce pays riche en ressources naturelles.
  • C’est un non-sens idiot rempli de poursuites ennuyeuses à travers la jungle. Mason et Claire esquivent des mercenaires sud-africains en jeep qui lancent des grenades et tirent des bazookas.
  • Brie et Cena ont l’air sans vie et sans expression ; ils n’ont aucune chimie, et la dynamique répréhensible où il la sauve virilement en hurlant des griffes des méchants en boucle ressemble à une satire du genre, ce qui n’est pas le cas.

Freelance sortira le 1er janvier sur les plateformes numériques.