
Une soirée de bal entre père et fille dans une prison de Washington DC a ému le public dès les premières minutes d’un documentaire Netflix. Une petite fille de cinq ou six ans, habillée dans une belle robe blanche, pleure à chaudes larmes. Cette soirée de danse est trop intense pour elle, ses émotions la submergent ; son corps tremble de sanglots. Son père prend alors son visage entre ses mains et la serre fort contre lui. Un moment intime, émouvant et désespérément triste – car pour certaines filles, cette danse pourrait être la seule occasion de serrer leur père dans leurs bras pendant leur peine de prison. Aux États-Unis, certaines prisons remplacent les visites en personne par des appels vidéo (dont elles tirent profit en facturant aux familles des frais mensuels pour la plateforme).
- Le documentaire Daughters, co-réalisé par Angela Patton, suit des filles et leurs pères incarcérés depuis 2013.
- Le film met en lumière le coût humain de l’incarcération de masse, détruisant des vies, dévastant des familles et traumatisant les enfants par la séparation.
- Il suit quatre filles dans les mois précédant la danse, révélant leurs personnalités et leurs défis personnels.
- Les pères participent à un programme de 10 semaines avec un coach en paternité, abordant franchement l’avenir après la prison.
- Une statistique réconfortante en fin de film : 95 % des pères ayant participé à une danse père-fille n’ont pas récidivé en prison.
Ce documentaire tendre, douloureux et intime a été réalisé sur plusieurs années. Il sera diffusé dans les cinémas américains et britanniques à partir du 9 août, puis sur Netflix à partir du 14 août.
