
Une comédie de voyage dans le temps plutôt douce évoque agréablement les souvenirs du classique français Les Visiteurs, surtout avec la star de ce dernier, Jean Reno, à bord. Cette fois, il se dirige dans la direction opposée, en tant que grand-père atteint de démence envoyé en 1497 après avoir terminé une partie d’un jeu magique de style Jumanji avec sa famille. Le film est basé sur le jeu de cartes Werewolves of Millers Hollow, mais parvient à ne pas être trop cynique pour une publicité géante, avec une certaine spontanéité pétillante.
- Gilbert (Reno) retrouve son esprit après s’être écrasé dans l’ère médiévale.
- Chaque membre de la famille a un pouvoir lié à son rôle dans le jeu.
- Ils doivent identifier et tuer les loups-garous de la ville pour revenir au futur.
- Le film aborde des thèmes féministes et traite de manière prudente de la sexualité.
- L’action se déroule avec des effets pratiques pour représenter les lycanthropes.
Family Pack n’a pas la même morsure à double tranchant que Les Visiteurs, qui prenait simultanément pour cible le passé dépassé et les absurdités du 20e siècle, mais offre une bonne dose de divertissement à la Bill & Ted avec les temps anciens. Le film est particulièrement divertissant sur le front féministe, avec la mère-avocate Marie (Suzanne Clément) se retrouvant dans l’eau chaude pour avoir tenté de plaider en faveur des femmes battues du village (c’est-à-dire toutes). Et pour un film familial, il aborde (prudemment) la sexualité, avec Bruno Gouery délicieusement décalé dans le rôle d’un voisin italien dont les préférences le mettent à l’écart des autres villageois.
Alors que la famille traque les lycanthropes trapus et rappelant Maurice Sendak (réalisés avec des effets pratiques, pas de CGI), l’intrigue est un peu prévisible. Mais c’est une adaptation de jeu de société parfaitement fidèle en ce sens qu’elle offre du divertissement bien emballé et sans prétention.
