Un film sur lequel on fonde de grands espoirs, mais qui déçoit quelque peu

It’s a Wonderful Knife est un film qui suscite beaucoup d’attentes, avec la présence de Joel McHale de Community et de Justin Long, qui incarne un baron de l’immobilier de style Trump avec des cheveux blonds et un bronzage artificiel. De plus, Katharine Isabelle, vedette de la comédie d’horreur Ginger Snaps, joue le rôle d’une tante lesbienne, ce qui est prometteur.

Le scénario est également intéressant, avec une reprise libre de It’s a Wonderful Life en tant que comédie d’horreur sur une adolescente, Winnie Carruthers, dont la vie part en enfer après avoir tué un maniaque masqué. Elle souhaite alors n’avoir jamais existé, un souhait accordé par le cosmos, donnant ainsi libre cours au maniaque pour instaurer la terreur dans la petite ville d’Angel Falls.


Cependant, malgré tous les bons ingrédients, le film ne parvient pas tout à fait à satisfaire. Il démarre bien, avec les assassinats et les empalages réglementaires, mais le moteur tourne à vide. Les personnages manquent d’épaisseur, le spectateur peine à s’attacher à eux, et l’univers créé n’est pas tout à fait convaincant.

Certaines des conventions de la comédie d’horreur utilisées ici rappellent des séries comme Buffy contre les vampires, qui a imaginé un scénario similaire dans un épisode. Mais la télévision a un avantage sur le cinéma : la durée d’un épisode n’a pas besoin d’autant de développement qu’un long métrage, et ce qui fonctionne bien sur 40 minutes semble étiré sur 90.

It’s a Wonderful Knife sortira le 1er décembre sur Shudder.