Une nouvelle collaboration entre le comédien français Dany Boon et l’ancienne sensation du music-hall Line Renaud (qui a joué sa mère dans le film à succès européen de 2008 Bienvenue Chez Les Ch’tis), ce film met en scène un puissant concept. Madeleine (Renaud) revit sa vie sur le siège arrière du taxi qui la conduit à une maison de retraite à Paris, avec Charles (Boon), un chauffeur troublé, comme son confesseur. Le regard du film est fixé dans le rétroviseur bien plus que dans la romance style Before Sunset à laquelle il ressemble parfois, mais il n’est pas simplement nostalgique.

  • Quatrième collaboration entre Dany Boon et Line Renaud.
  • Le film met en scène un puissant concept mettant en vedette Madeleine et Charles.
  • Le regard du film est fixé dans le rétroviseur plus que dans une romance nostalgique.

L’histoire de Madeleine commence dans une période idéalisée : incarnée dans les flashbacks par Alice Isaaz, elle vit une romance pendant la guerre avec un soldat américain, qui lui donne un fils. Mais après que son amoureux américain retourne de l’autre côté de l’Atlantique, elle se retrouve avec Ray (Jérémie Laheurte), un homme mauvais qui méprise l’enfant et la veut pour lui. À l’incrédulité de Charles, elle supporte les coups qu’il lui inflige, jusqu’au jour où Ray frappe son enfant. C’est alors que cette habilleuse de théâtre se transforme inopinément en une combattante acharnée.

  • Madeleine vit une romance pendant la guerre et donne naissance à un fils.
  • Elle subit des abus de la part de son compagnon Ray.
  • Elle se transforme en une combattante acharnée pour protéger son enfant.

Abordant la réalisation commune que les petites vieilles en apparence inoffensives sont des réservoirs d’expérience de vie folle, le témoignage poignant de Madeleine contrebalance les notes plus douces de nostalgie de l’ère dorée que le réalisateur Christian Carion (Joyeux Noël) aime également exploiter. Cela résonne utilement avec le débat actuel en France sur le féminicide, mais le lien du film avec son cadre actuel est un peu ténu et conventionnel. La persévérance et la sagesse étincelante de Madeleine réveillent Charles de son absorption accablée dans ses problèmes de dettes. Cela entraîne des scènes d’évasion légère, comme lorsqu’ils bloquent une rue pour qu’elle puisse aller aux toilettes, provoquant la colère de la moitié de Paris.

  • Le témoignage de Madeleine contrebalance la nostalgie de l’ère dorée avec une expérience de vie folle.
  • Cela résonne avec le débat actuel en France sur le féminicide.
  • La persévérance de Madeleine réveille Charles de son absorption dans ses problèmes de dettes.

Les deux acteurs principaux restent discrets, avec les souvenirs sans fioritures de Renaud, âgée de 95 ans, parsemés d’ironie défiant et le naturellement renfermé Boon s’ouvrant sous son influence comme une fleur. « Tu sais ce que tu es ? Un énorme romantique qui le cache bien », lui dit-elle. En fin de compte, le film ne cache pas grand-chose, exploitant pleinement le potentiel émotionnel avec une torsion finale quelque peu inévitable. Mais comme le tarif de taxi de 292€ de Charles, cela semble mérité grâce aux performances sincères.

  • Les deux acteurs principaux restent discrets mais offrent des performances sincères.
  • Le film exploite pleinement le potentiel émotionnel avec une torsion finale inévitable.

Driving Madeleine est sorti le 17 novembre dans les cinémas britanniques.

  • Le film est sorti le 17 novembre dans les cinémas britanniques.