
Un drame romantique ghanéen prend une tournure shakespearienne cinquante minutes après le début du film. Après avoir introduit Carl et Mimi, un couple en crise, dans un luxueux hôtel pour leur premier anniversaire de mariage, trois autres couples font leur apparition pour nous montrer différentes variations de conflits conjugaux. Tous les protagonistes se retrouvent en train de bouder sur la véranda pendant le petit-déjeuner, tandis que la réalisatrice Shirley Frimpong-Manso tente de mener une réunion au sommet entre les sexes.
- Introduction d’un couple en crise dans un hôtel de luxe
- Arrivée de trois autres couples pour donner différentes perspectives sur les conflits conjugaux
- Résolution des différends par l’arrivée de renforts
- Contraste entre le sérieux des invités et l’humour du personnel
- Message lourd sur les problèmes sociaux et de communication
La réalisatrice sépare largement le drame sérieux des invités de l’humour des membres du personnel en coulisses, dirigés par la gérante Esther. Le film ne s’attarde pas sur le potentiel de farce présenté par ce mélange de couples et de problèmes, mais s’enlise dans des messages lourds sur la superficialité des réseaux sociaux et le manque d’écoute dans les couples.
Two of a Kind aborde de manière rafraîchissante la sexualité et les relations : un garçon censé être chrétien se fait réprimander pour regarder du porno « jusqu’à ce que Jésus revienne ». Cependant, cette modernité ne réussit pas à insuffler de l’énergie au cœur de l’intrigue, où, après les avoir laissés s’éloigner de la foule, Frimpong-Manso résout miraculeusement les griefs de Carl et Mimi à la fin. La foi en le pouvoir unificateur de l’amour est touchante, mais Two of a Kind triche un peu trop pour résonner pleinement.
