Ajouter une dose érotique audacieuse à l’angoisse haletante du film d’horreur, le deuxième long métrage d’Alex Birrell se déroule dans un lieu familier : une cabane isolée nichée au cœur de la sombre et profonde forêt. En plein blocage de l’écrivain, le romancier Ben – interprété par Joshua Tonks, co-scénariste du film – est interrompu par l’arrivée de l’énigmatique étranger incarné par Jay Clift, qui pourrait être un sadique meurtrier, ou peut-être pas.

Avec sa machine à écrire et son appareil photo argentique vintage, Ben se dit amateur d’objets analogiques. Son allure soignée, composée d’un simple t-shirt et d’un jean, crée une intéressante juxtaposition avec son visiteur, dont la chevelure noire et la veste en cuir rappellent les tueurs en série classiques des années 1970. Alors que les choix vestimentaires sont judicieux, d’autres aspects visuels sont vite oubliés : à part quelques plans subjectifs inclinés, les possibilités cinématographiques offertes par les forêts et l’intérieur de la cabane ne sont pas exploitées à leur plein potentiel. L’excès de hallucinations et de séquences de rêve est également perturbant, atténuant l’ébullition lente du doute et de la peur qui monte entre les deux personnages.

Malgré cela, la chimie bouillonnante entre Tonks et Clift parvient à apporter une chaleur à The Latent Image là où l’intrigue et la photographie auraient pu manquer. En contraste avec les dialogues parfois raides, chaque regard et chaque contact est chargé d’une sensualité palpable. Obscurci par son attirance envers son hôte sans nom, Ben prend une série de décisions discutables qui le rapprochent davantage du danger mortel. Ressemblant à une sorte de pulsion morbide de mort, son comportement irrationnel reflète notre propre relation avec les films d’horreur ; nous pourrions regarder à travers nos doigts, mais nous ne pouvons tout simplement pas détourner les yeux.

Points importants de l’article :

– Un film d’horreur avec une touche érotique queer.
– L’histoire se déroule dans une cabane isolée dans les bois.
– Un romancier en proie à un blocage est interrompu par un étranger énigmatique.
– Les choix vestimentaires des personnages sont astucieux.
– Les possibilités visuelles offertes par le décor ne sont pas pleinement exploitées.
– L’excès de hallucinations et de séquences de rêve perturbent le rythme du film.
– La chimie entre les acteurs apporte une certaine chaleur au film.
– Les décisions discutables du protagoniste le rapprochent du danger.
– Le comportement irrationnel du personnage principal reflète notre attraction pour les films d’horreur.
– Le film sortira le 8 octobre dans les cinémas britanniques et sur les plateformes numériques.