Un film d’horreur joyeusement grotesque, qui offre une mise à jour de l’un des classiques du genre : le camp d’été assiégé par un mal surnaturel. Et tout comme une histoire de feu de camp spécialement conçue pour terrifier les auditeurs impressionnables, celui-ci présente également une dimension autoréférentielle qui le rend à la fois ludique et lugubre. Après une introduction située dans les années 1940, dont on explique plus tard le déroulement, l’histoire se déroule dans les années 1980, une époque où ce genre de films mettant en scène des ensembles importants était très populaire.

  • C’est le dernier jour de la saison au Camp Briarbrook, et les enfants s’apprêtent à rentrer chez eux après une dernière performance dans le réfectoire. Les moniteurs du camp, qui vont inévitablement des passionnés de théâtre et des marginaux aux belles adolescentes glamour prêtes à être terrorisées, sont également enthousiastes à l’idée de passer la nuit à faire la fête une fois les enfants partis. Les propriétaires du camp – le patriarche Gilbert McCalister (William Sadler), sa fille (Cara Buono, alias Dr Miller dans Mad Men) et ses deux fils Shawn (Tyler Elliot Burker) et Peter (Spencer List) – observent d’un œil bienveillant, sans se rendre compte qu’à la fin, la moitié d’entre eux seront assassinés ou du moins traumatisés d’une manière ou d’une autre. Le chaos est-il causé par l’esprit revenant de l’infirmière du camp, Agatha (Madeleine Dauer), qui en veut à Gilbert pour ce qu’il a fait dans les années 1940 ? Ou y a-t-il une explication plus banale, comme des ours, un nid de frelons ou des OVNI ?
  • L’auteur-réalisateur-monteur Erik Bloomquist se met vaillamment dans la peau de Danny, un moniteur épris de Kellie (Emily Keefe), et comme tout cinéphile amateur de films d’horreur de camp d’été le sait, le désir est toujours une émotion mortelle dans ces films. Bloomquist réussit à obtenir d’excellentes performances de la jeune distribution, qui s’amuse visiblement le plus possible à semer le chaos sans retenue au troisième acte, comme si quelqu’un avait ajouté tous les additifs et produits sucrés connus de l’humanité au jus de citron pressé. Mais une mention spéciale revient à Dan Leahy, qui joue le rôle de Ben, un moniteur fier de son amour du théâtre, capable de faire des jeux de mots comme personne et de crier de terreur de manière convaincante, la gamme complète de compétences théâtrales exigée par le scénario.

On peut voir She Came from the Woods sur les plateformes numériques dès le 26 juin.

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