
Fabrice Du Welz: Maître du cinéma gothique belge
Fabrice Du Welz a commencé le siècle en tant que maître du cinéma gothique belge, surfant sur la vague du cinéma extrême européen. Son film Calvaire, ou La Tourmente, sorti en 2005, était un thriller macabre. Depuis lors, au cours d’une carrière mouvementée, il a plus ou moins maintenu son rythme, et il arrive maintenant à Venise en tant que réalisateur et co-scénariste d’un film d’horreur inspiré d’un fait divers sanglant.
Ce film, inspiré de l’affaire du tueur en série et violeur d’enfants Marc Dutroux, intrigue par sa prémisse. Il explore un large éventail tonal allant de l’amertume acrimonieuse à l’anxiété en passant par des touches occasionnelles de comédie noire nauséabonde. Cependant, malgré sa longueur, le film s’aventure de manière plutôt superficielle dans les eaux troubles des conspirations d’État, sans vraiment convaincre ni captiver par ses performances.
Le personnage principal, Paul, est un jeune policier de la gendarmerie au tempérament bouillant, interprété par l’acteur français Anthony Bajon. Horrifié par l’enlèvement de deux jeunes filles, il se lance dans une enquête effrénée, mettant en lumière l’indolence de ses collègues. Sa mission : surveiller le principal suspect, un pédophile notoire joué par le vétéran du cinéma européen Sergi López.
Paul est obsédé par cette affaire, convaincu qu’elle fait partie d’un réseau international de pédophilie. Mais le film, bien que parsemé de moments de peur, peine à convaincre avec ses théories conspirationnistes qui semblent être là pour masquer un manque d’idées dramatiques. Les performances des acteurs, bien que talentueuses, ne sont pas exploitées à leur plein potentiel.
En fin de compte, Maldoror a été présenté au festival du film de Venise.
