Un jeune béluga courageux en pleine croissance, voilà l’histoire de ce film d’animation canadien qui semble s’adresser spécifiquement aux tout-petits plutôt qu’à un public familial de tous âges. C’est une aventure assez tiède et douce, à l’exception de quelques scènes bizarres de combat entre un ours polaire et une orque vétéran, classées PG+.

Notre héros miniature s’appelle Katak, un jeune béluga mâle qui vit avec sa famille dans une rivière de l’Arctique. En retard par rapport aux autres, Katak aurait dû devenir blanc et partir vivre avec les mâles adultes. Au lieu de cela, le pauvre petit est coincé à la maison, moqué par les autres pour sa peau obstinément grise. Pour se prouver à lui-même, il décide de partir à la recherche de son grand-père, réputé pour sa bravoure, qui vit plus au nord. Peut-être que les bélugas ne sont pas faits pour l’écran, mais il y a quelque chose d’un peu dérangeant dans la façon dont les animateurs leur ont fait ouvrir la bouche pour parler ; c’est plus effrayant que mignon. Les personnages secondaires loufoques sont plus amusants : une esturgeon au museau imposant nommé Cyrano et une orque végétalienne – dont le père est le méchant, l’orque Jack Knife.

Comme il s’agit d’une aventure sous-marine, la comparaison avec « Le Monde de Nemo » est inévitable – et peut-être un peu injuste. Néanmoins, on ne peut pas nier que l’humour de Katak est moins spirituel que celui de Nemo, et que le monde océanique est moins éblouissant. Les images les plus marquantes sont quelques magnifiques plans hivernaux de l’Arctique canadien. Il y a aussi une musique envoûtante, presque élémentaire, qui donne l’impression d’écouter un album de yoga réalisé par le groupe islandais Sigur Rós.

Le message écologique au cœur de l’histoire est, bien sûr, basé sur l’extinction liée au changement climatique. L’eau se réchauffe et les femelles de la famille de Katak ont cessé de donner naissance. Le bruit des bateaux – que les baleines appellent « flotteurs » – est assourdissant. Mais le récit écologique ne s’intègre jamais complètement à l’odyssée de Katak. En conséquence, l’intrigue s’essouffle – jusqu’à ce qu’elle se relance avec le combat à mort entre l’ours polaire et l’orque, qui pourrait avoir un effet similaire à « Watership Down » sur les plus jeunes spectateurs.

  • L’histoire met en scène un béluga jeune et courageux qui cherche à grandir.
  • Katak est moqué par les autres bélugas pour sa peau grisâtre.
  • Il décide de partir à la recherche de son grand-père pour prouver sa valeur.
  • Les personnages secondaires incluent un esturgeon nommé Cyrano et une orque végétalienne.
  • Le film est moins drôle et moins spectaculaire que « Le Monde de Nemo ».
  • Il présente de magnifiques paysages de l’Arctique canadien.
  • Il aborde également le thème de l’extinction climatique et de la pollution sonore.
  • La narration manque de cohérence entre l’histoire écologique et l’histoire de Katak.
  • Le combat entre l’ours polaire et l’orque donne un regain d’intensité au récit.
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